Lendemains incertains
écrit le 15 mai 2020

Boulonnés, rivés, confinés à perdre la raison,
Maintenus dans un état de psychose pandémique,
Nous ne percevions que le glas funèbre d’oraison,
Entretenus et enchainés au statut de panique,
Assujettis sous l’emprise de nos consentements,
Nous avons su jouer le rôle de mouton de Panurge
En stagnant dans nos bêlements et nos hébètements,
Apostrophant, priant, implorant quelque thaumaturge,
Asservis en la contrainte de notre approbation,
Sous le joug d’une projection mortuaire poursuivante,
Jugulés, pressurés, grugés par les contradictions,
Nous nous terrions affolés par l’angoisse et l’épouvante,
En dépit de cette libération…sous condition…
Certains incrédules n’osaient sortir de leur tanière,
Ankylosés, hébétés par ces mois de détention
Ne pouvaient se résoudre en franchissant la barrière,
D’autres transformés en loups féroces aux crocs arrimés
S’apprêtaient à mordre et bondir à la moindre étincelle,
Se libérant des exclusions qui les ont opprimés,
Agitant leurs désarrois dans des éclats de crécelle.
Mais après quelques médiocres semaines d’euthymie
Explosent à nouveau d’obscures et nébuleuses bannières,
« Ils » agitent au gré des vents le drapeau de l’alchimie
Dans l’objectif de réduire les cohortes en lanières,
Ainsi éclatent et claquent les décomptes des records :
Les positivités chiffrées en rouges majuscules,
Les nouveaux clusters du jour détectés au corps à corps,
Tout juste un nettoyage des mains dans les opuscules !
A savoir quel est le faux du vrai et le vrai du faut?
Des informations ou désinformations mensongères ?
Quoiqu’il en soit, elle nous surveille, la dame à la faux :
Sa présence reste indélébile et non passagère…
écrit le 15 mai 2020

Boulonnés, rivés, confinés à perdre la raison,
Maintenus dans un état de psychose pandémique,
Nous ne percevions que le glas funèbre d’oraison,
Entretenus et enchainés au statut de panique,
Assujettis sous l’emprise de nos consentements,
Nous avons su jouer le rôle de mouton de Panurge
En stagnant dans nos bêlements et nos hébètements,
Apostrophant, priant, implorant quelque thaumaturge,
Asservis en la contrainte de notre approbation,
Sous le joug d’une projection mortuaire poursuivante,
Jugulés, pressurés, grugés par les contradictions,
Nous nous terrions affolés par l’angoisse et l’épouvante,
En dépit de cette libération…sous condition…
Certains incrédules n’osaient sortir de leur tanière,
Ankylosés, hébétés par ces mois de détention
Ne pouvaient se résoudre en franchissant la barrière,
D’autres transformés en loups féroces aux crocs arrimés
S’apprêtaient à mordre et bondir à la moindre étincelle,
Se libérant des exclusions qui les ont opprimés,
Agitant leurs désarrois dans des éclats de crécelle.
Mais après quelques médiocres semaines d’euthymie
Explosent à nouveau d’obscures et nébuleuses bannières,
« Ils » agitent au gré des vents le drapeau de l’alchimie
Dans l’objectif de réduire les cohortes en lanières,
Ainsi éclatent et claquent les décomptes des records :
Les positivités chiffrées en rouges majuscules,
Les nouveaux clusters du jour détectés au corps à corps,
Tout juste un nettoyage des mains dans les opuscules !
A savoir quel est le faux du vrai et le vrai du faut?
Des informations ou désinformations mensongères ?
Quoiqu’il en soit, elle nous surveille, la dame à la faux :
Sa présence reste indélébile et non passagère…