L’ECUEIL DES PLEURS
trois nouvelles poétiques
********************
Ne voulant me détourner
Du serment que je lui ai juré
J’ai su me tenir droite et fière
A l’ombre du cercueil de ma mère
Et je n’ai su pleurer
Comme si elle avait tari mes larmes
Comme moi j’avais tari son sein
Face à ce cancer je n’avais d’arme
Face à sa déchéance je ne pouvais rien…
Je n’ai que trop pleuré
Quand elle appelait la mort
Qui mettait tant de temps à venir
« Que c’est long, que c’est long de mourir »
Dans l’inconscience le silence lui fut d’or
trois nouvelles poétiques
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Ne voulant me détourner
Du serment que je lui ai juré
J’ai su me tenir droite et fière
A l’ombre du cercueil de ma mère
Et je n’ai su pleurer
Comme si elle avait tari mes larmes
Comme moi j’avais tari son sein
Face à ce cancer je n’avais d’arme
Face à sa déchéance je ne pouvais rien…
Je n’ai que trop pleuré
Quand elle appelait la mort
Qui mettait tant de temps à venir
« Que c’est long, que c’est long de mourir »
Dans l’inconscience le silence lui fut d’or
Déambulant seule au petit matin
Sur le parvis désert de l’hôpital
Sa triste valise à la main
Avec en bouche un goût acide de métal…
Elle ne souffrait plus
Sa peur, sa douleur
Elle les avait vaincus
Elle était ailleurs …
Alors je n’ai pensé qu’à elle,
Elle avait déployé ses ailes
Et je n’ai pu pleurer
Et je ne peux pleurer
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Lorsque l’on pleure, l’on ne pleure que sur soi mêmeSur le parvis désert de l’hôpital
Sa triste valise à la main
Avec en bouche un goût acide de métal…
Elle ne souffrait plus
Sa peur, sa douleur
Elle les avait vaincus
Elle était ailleurs …
Alors je n’ai pensé qu’à elle,
Elle avait déployé ses ailes
Et je n’ai pu pleurer
Et je ne peux pleurer
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Ma fille vient de quitter la maison,
Pour son avenir, pour une formation
Et j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps
Et j’ai pleuré et pleure encore
Pour son avenir, pour une formation
Et j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps
Et j’ai pleuré et pleure encore
Mais sur qui ? sinon sur moi-même
Sur l’enfant qui s’échappe du nid,
Sur une nouvelle page de vie,
Sur cette chambre trop bien rangée
Qui me résonne d’inconnu,
Sur le vide qu’elle m’a laissé
Qui me prend au dépourvu,
Ne devrai-je pas être heureuse pour elle :
Sa première grande aventure!
Elle va voler de ses propres ailes
Et gagner la voie du futur…
*********************
Pardonne-moi Papy…
Tu as fait une crise d’hémiplégie
Sur la tombe de ta mère
Le jour de ton anniversaire,
Tout semble si irréel
C’était le jour de Noël...
Et j’ai pleuré, crié, hurlé, trépignéSa première grande aventure!
Elle va voler de ses propres ailes
Et gagner la voie du futur…
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Pardonne-moi Papy…
Tu as fait une crise d’hémiplégie
Sur la tombe de ta mère
Le jour de ton anniversaire,
Tout semble si irréel
C’était le jour de Noël...
Sangloté et imploré
« Reste avec moi »
« Même comme tu es »
« Ne meurt pas »
« S’il te plait »
Et j’ai imploré, sangloté,« Même comme tu es »
« Ne meurt pas »
« S’il te plait »
Trépigné, hurlé crié, pleuré
Et durant dix années
Tu t’es accroché
A mon souhait
Sans regret ?
J’aurais dû te laisser partir
Plutôt que de te voir souffrir
En sciences de nouvelle récidives :
Fauteuil roulant, état d’endive...
Toi si fort, si valeureux, devenu paralysé...
Mais tu n’as su faillir à mes esclandres d’enfant gâtée…
Je t’ai présenté ma fille… qui était un bébé…
Tu croyais que c’était moi, tu m’as tant bercée,
Tu chantonnais en l’appelant Murielle
Tu lui murmurais qu’elle était belle
Mais le voile devant tes yeux
Me contait ton sursis malheureux
Je me sens coupable Papy,
Ma vie à changé de voie
Et au loin je suis partie
A ta mort je n’étais pas…
Tu t’es accroché
A mon souhait
Sans regret ?
J’aurais dû te laisser partir
Plutôt que de te voir souffrir
En sciences de nouvelle récidives :
Fauteuil roulant, état d’endive...
Toi si fort, si valeureux, devenu paralysé...
Mais tu n’as su faillir à mes esclandres d’enfant gâtée…
Je t’ai présenté ma fille… qui était un bébé…
Tu croyais que c’était moi, tu m’as tant bercée,
Tu chantonnais en l’appelant Murielle
Tu lui murmurais qu’elle était belle
Mais le voile devant tes yeux
Me contait ton sursis malheureux
Je me sens coupable Papy,
Ma vie à changé de voie
Et au loin je suis partie
A ta mort je n’étais pas…
Je t’aime
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