KarolusP
Nouveau poète
Parles-moi de la vie, apprends-moi tes douleurs,
Je ne te connais pas Papa, rattrapons l’heure,
Qui nous a séparés en privant chaque instant,
D’une complicité qui nous unirait tant.
Papa, racontes-moi tes rives d’expériences,
Confies-moi tes bateaux, tes dérives et ports,
Dis-moi ce dont le temps fait échos quand tu penses,
Ta parole est besoin comme l’air en mon corps.
Mon fils, n’ais pas de plainte, ma route est commune,
Elle n’a pas de sommets, elle est faite de dune,
La vie que j’ai passée ne mérite pas tant,
Je n’ai à raconter que peu de monuments.
Mon fils tu sais de moi ce qu’il est à savoir,
Je suis un homme, un père, un musicien du soir,
Tu me connais déjà et n’a rien à apprendre,
Que ce que tu perçois quand ton regard me sangle.
Je ne sais rien en toi qui te ferait vibrer,
Accordes-moi Papa, un soupçon de clarté,
Dévoiles tes fardeaux, contes tes souvenirs,
Je suis leur héritier et dois les retenir.
Non mon fils, quand viendra le moment de conter
A tes enfants ton père, tu sauras parler.
Tu forceras tes mots en échos de nos liens,
Je n’ai pas à dicter mes souvenirs aux tiens.
Mais que dirais-je alors ? Que tu te bâillonnais ?
Que le passé pour toi jamais ne raisonnait ?
Que tu l’avais renié quand venaient les discours
Comme un fuyant masqué s’éclipsant sans détour ?
Non mon fils, tu diras que je portais en moi,
Les mystères de vie que je jurais commune,
Que jamais je ne pointais le passé du doigt,
Car il visait toujours l’avenir comme Lune.
Que tu connaissais l’homme en ignorant l’histoire.
Nul besoin de savoir quel était mon chemin.
Tu sais qui est ton père, l’on connait le soir
Sans avoir nul besoin de vivre le matin.
Alors notre rapport Papa est inégal
Car tu connais ma vie dans ses moindres recoins.
Tu m’as toujours suivi, il n’est pas de moral
A connaitre mes pas en me cachant les tiens.
Si mon fils, l’équilibre est parfait en ce monde.
Le père connait le fils depuis ses premiers pas
Mais le fils connaitre le père en fin de ronde.
Si je vois tes premiers, tu vois mes derniers pas.
Tu vis mes ascensions et moi ta déchéance.
C’est trop peu de justice entre un fils et son père.
Comment souffrir ainsi de quitter mon enfance
En ayant en mémoire la fin qui te perd ?
Il est dans tes propos mon fils, une jeunesse,
Qui te fais t’inquiéter aux portes de ma fin,
Alors que tu verras quand viendra la vieillesse,
Qu’elle est ton apogée et n’a rien d’un chagrin.
Si tu dois retenir un présage du père,
Alors écoute bien ce que je te confie :
Ma fin n’est pas chute, elle est tout le contraire,
Elle est la réussite au sommet de ma vie.
Karolus
Je ne te connais pas Papa, rattrapons l’heure,
Qui nous a séparés en privant chaque instant,
D’une complicité qui nous unirait tant.
Papa, racontes-moi tes rives d’expériences,
Confies-moi tes bateaux, tes dérives et ports,
Dis-moi ce dont le temps fait échos quand tu penses,
Ta parole est besoin comme l’air en mon corps.
Mon fils, n’ais pas de plainte, ma route est commune,
Elle n’a pas de sommets, elle est faite de dune,
La vie que j’ai passée ne mérite pas tant,
Je n’ai à raconter que peu de monuments.
Mon fils tu sais de moi ce qu’il est à savoir,
Je suis un homme, un père, un musicien du soir,
Tu me connais déjà et n’a rien à apprendre,
Que ce que tu perçois quand ton regard me sangle.
Je ne sais rien en toi qui te ferait vibrer,
Accordes-moi Papa, un soupçon de clarté,
Dévoiles tes fardeaux, contes tes souvenirs,
Je suis leur héritier et dois les retenir.
Non mon fils, quand viendra le moment de conter
A tes enfants ton père, tu sauras parler.
Tu forceras tes mots en échos de nos liens,
Je n’ai pas à dicter mes souvenirs aux tiens.
Mais que dirais-je alors ? Que tu te bâillonnais ?
Que le passé pour toi jamais ne raisonnait ?
Que tu l’avais renié quand venaient les discours
Comme un fuyant masqué s’éclipsant sans détour ?
Non mon fils, tu diras que je portais en moi,
Les mystères de vie que je jurais commune,
Que jamais je ne pointais le passé du doigt,
Car il visait toujours l’avenir comme Lune.
Que tu connaissais l’homme en ignorant l’histoire.
Nul besoin de savoir quel était mon chemin.
Tu sais qui est ton père, l’on connait le soir
Sans avoir nul besoin de vivre le matin.
Alors notre rapport Papa est inégal
Car tu connais ma vie dans ses moindres recoins.
Tu m’as toujours suivi, il n’est pas de moral
A connaitre mes pas en me cachant les tiens.
Si mon fils, l’équilibre est parfait en ce monde.
Le père connait le fils depuis ses premiers pas
Mais le fils connaitre le père en fin de ronde.
Si je vois tes premiers, tu vois mes derniers pas.
Tu vis mes ascensions et moi ta déchéance.
C’est trop peu de justice entre un fils et son père.
Comment souffrir ainsi de quitter mon enfance
En ayant en mémoire la fin qui te perd ?
Il est dans tes propos mon fils, une jeunesse,
Qui te fais t’inquiéter aux portes de ma fin,
Alors que tu verras quand viendra la vieillesse,
Qu’elle est ton apogée et n’a rien d’un chagrin.
Si tu dois retenir un présage du père,
Alors écoute bien ce que je te confie :
Ma fin n’est pas chute, elle est tout le contraire,
Elle est la réussite au sommet de ma vie.
Karolus