bouamama
Nouveau poète
Un vieil homme, ancien matelot, attendait son heure.
Il vivait avec son chien qu’il ne quittait guère.
Des vêtements usés par le temps qu’il portait toujours.
Il ne mangeait qu’un jour sur deux et il était heureux.
Il traînait sa carapace lourde d’un quartier à un autre.
Les gens disaient de lui qu’il était malade et fou,
D’autres, plus cléments lui donnaient quelques sous.
Ne parlait jamais sauf à son chien qu’il appelait Monstre !
Monstre était toujours derrière lui qu’il vente ou qu’il neige,
Son maître s’arrêtait à une taverne pour boire un verre,
Son chien l’attendait le temps qu’il fallait pour repartir vers
Leur sombre masure, un mégot entre les lèvres et un sac beige.
Contenant les victuailles ramassés du matin au soir
Qu’ils partagèrent équitablement et s’endorment dans le noir.
Le vieil homme, sur une natte et Monstre à ses cotés pour le voir
Une couverture usée et déchirée pour se couvrir du froid.
Mais un jour qu’ils étaient dans la masure ; frappât quelqu’un.
Le chien et le Vieil homme se regardèrent : Quel est ce visiteur !
La porte s’entrouvres et laissa une ombre pénétrait à l’intérieur,
Qui prit toute la place, ténébreuse et d’une odeur amère tain.
Monstre gémissait et le vieil homme laissa tomber une larme.
Le Vieil homme comprit que la Mort était venue prendre son âme.
La Mort éberluée devant tant de souffrances et de Misère,
S’empressa de sortir de la masure, se confond dans les Ténèbres.
Elle consulta le dieu des Morts et lui expliqua la situation
Le Dieu des morts perplexe, signa sur les champs une résolution.
Il leur fit une faveur : Ils mourront ensemble à la même heure.
Le Vieil homme et Monstre vécurent tant d’années dans le bonheur.
L.Lyamine
Il vivait avec son chien qu’il ne quittait guère.
Des vêtements usés par le temps qu’il portait toujours.
Il ne mangeait qu’un jour sur deux et il était heureux.
Il traînait sa carapace lourde d’un quartier à un autre.
Les gens disaient de lui qu’il était malade et fou,
D’autres, plus cléments lui donnaient quelques sous.
Ne parlait jamais sauf à son chien qu’il appelait Monstre !
Monstre était toujours derrière lui qu’il vente ou qu’il neige,
Son maître s’arrêtait à une taverne pour boire un verre,
Son chien l’attendait le temps qu’il fallait pour repartir vers
Leur sombre masure, un mégot entre les lèvres et un sac beige.
Contenant les victuailles ramassés du matin au soir
Qu’ils partagèrent équitablement et s’endorment dans le noir.
Le vieil homme, sur une natte et Monstre à ses cotés pour le voir
Une couverture usée et déchirée pour se couvrir du froid.
Mais un jour qu’ils étaient dans la masure ; frappât quelqu’un.
Le chien et le Vieil homme se regardèrent : Quel est ce visiteur !
La porte s’entrouvres et laissa une ombre pénétrait à l’intérieur,
Qui prit toute la place, ténébreuse et d’une odeur amère tain.
Monstre gémissait et le vieil homme laissa tomber une larme.
Le Vieil homme comprit que la Mort était venue prendre son âme.
La Mort éberluée devant tant de souffrances et de Misère,
S’empressa de sortir de la masure, se confond dans les Ténèbres.
Elle consulta le dieu des Morts et lui expliqua la situation
Le Dieu des morts perplexe, signa sur les champs une résolution.
Il leur fit une faveur : Ils mourront ensemble à la même heure.
Le Vieil homme et Monstre vécurent tant d’années dans le bonheur.
L.Lyamine