Gérard Taverne
Maître Poète
Le vent souffle...
Le vent souffle et me porte,
Moi, la futile feuille de l'automne.
Ici, vieillie, desséchée, et hier si forte.
Sans espoir, l'hiver me condamne.
Le vent souffle et me porte,
Moi, la musique colorée du monde.
La mélodie de mes douces ondes,
Désarme, transcende, rajeunis, emporte !
Le vent souffle et me porte,
Moi, le regard bienveillant de l'amitié.
Celui qui réconforte, qui exhorte,
Sans juger, sans blesser, sans inimitié.
Le vent souffle et me porte,
Moi, la sagesse de ce monde.
Libre, légère, j'apaise, je réconforte,
Sans heurts et toujours féconde.
Le vent souffle et me porte,
Moi, la misère de ce monde.
J'ai déjà creusé tant de tombes,
En brisant la plus secrète des portes.
Je m'engouffre dans la moindre faille,
Lamine tout et gagne chaque bataille.
Mais sans combattre, seule m'efface
L'innocence immaculée de l'enfance.
Le vent souffle et me porte,
Moi, la futile feuille de l'automne.
Ici, vieillie, desséchée, et hier si forte.
Sans espoir, l'hiver me condamne.
Le vent souffle et me porte,
Moi, la musique colorée du monde.
La mélodie de mes douces ondes,
Désarme, transcende, rajeunis, emporte !
Le vent souffle et me porte,
Moi, le regard bienveillant de l'amitié.
Celui qui réconforte, qui exhorte,
Sans juger, sans blesser, sans inimitié.
Le vent souffle et me porte,
Moi, la sagesse de ce monde.
Libre, légère, j'apaise, je réconforte,
Sans heurts et toujours féconde.
Le vent souffle et me porte,
Moi, la misère de ce monde.
J'ai déjà creusé tant de tombes,
En brisant la plus secrète des portes.
Je m'engouffre dans la moindre faille,
Lamine tout et gagne chaque bataille.
Mais sans combattre, seule m'efface
L'innocence immaculée de l'enfance.
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