kandinsky
Maître Poète
Le veilleur du temps
Si je m’imagine, dans la peau d’autrefois
C’est souvent que je vis, mes histoires d’antan
Tant de pensées viennent, ravivant quelquefois
Pourtant je sais bien qu’on n’arrête pas le temps
Songeur de cent pourquoi, je dépense parfois
Trop de moment déchus, oubliant tout instant
La vie dissimule tant de soupirs instants
Mais nous reprend surtout nos rires d’autrefois
Qui sait ce que l’envie peut susciter parfois
Mémoires et souvenirs scrutant nos vies d’antan
Quand la mort défini chaque ligne du temps
Il est trop tard pour fuir ce piètre quelquefois
Parce qu’on ne sait pas ce qu’on fait quelquefois
Il faut la réflexion, s’arrêter un instant
Voler le silence pour chuchoter au temps
Surement, librement nos doux vers d’autrefois
Sauver ce qui reste de nos amours d’antan
Afin que subsiste plus que quelques parfois
Dans cette immensité, ne renait que parfois
Des ombres condamnées à errer quelquefois
Dans ce cruel passé triste parcours d’antan
Les fantômes voguent pourchassant chaque instant
En quête d’une vie, parcelle d’autrefois
Tristes parasites, ces orphelins du temps
Oublier c’est toucher, au précieux qu’est le temps
Renier son passé, en ignorant parfois
Les moments partagés, importants d’autrefois
Ternir les souvenirs, se mentir quelquefois
Avec trop de pourtant dans nos regrets instants
La mémoire fait bilan, si j’avais su d’antan
Ecrire c’est panser, nos blessures d’antan
Qu’il soit bon ou mauvais, cicatriser le temps
Pour que cesse enfin, la folie de l’instant
Se triturer l’esprit, en questionnant parfois
C’est perdre à coup sûr, quelques beaux quelquefois
Jamais jadis n’aura plus raison qu’autrefois
Pariant autrefois, sur ma fougue d’antan
Et même quelquefois, tellement sûr du temps
J’ai gaspillé parfois, ces magiques instants