fée de blé
Maître Poète
Soufflez-moi les mots encore
Je n’entends pas de si loin!
Cette distance m’exaspère
Je ne sais lire sur les lèvres!
Levez le rideau, que je vous vois
Ma mémoire blanchit sans public!
Ma verve s’étiole aux bancs vides
Quelle tristesse! Ce théâtre nu!
Où sont les rires, les soubresauts
Les mains qui tambourinent de bonheur?
Regardez la langue de Molière
Rougir du sang veuf de la passion!
Je me costume, je me coiffe
M’égosille comme le merle!
Y’a-t-il quelqu’un au premier rang
Pour me mettre les mots en bouche?
Ah! Quelle tristesse ce décor
Je vois si petit, de si loin
Me faut-il ces grandes loupes
Pour combattre mon ennemi?
Je sors mon épée, attention!
Je suis enfin prêt pour le duel
Je pare, je feins la pleutrerie
Je m’incline, j’envoie l’offense
Je n’entends pas de si loin!
Cette distance m’exaspère
Je ne sais lire sur les lèvres!
Levez le rideau, que je vous vois
Ma mémoire blanchit sans public!
Ma verve s’étiole aux bancs vides
Quelle tristesse! Ce théâtre nu!
Où sont les rires, les soubresauts
Les mains qui tambourinent de bonheur?
Regardez la langue de Molière
Rougir du sang veuf de la passion!
Je me costume, je me coiffe
M’égosille comme le merle!
Y’a-t-il quelqu’un au premier rang
Pour me mettre les mots en bouche?
Ah! Quelle tristesse ce décor
Je vois si petit, de si loin
Me faut-il ces grandes loupes
Pour combattre mon ennemi?
Je sors mon épée, attention!
Je suis enfin prêt pour le duel
Je pare, je feins la pleutrerie
Je m’incline, j’envoie l’offense