ELUARD
Maître Poète
J’ai été fou de le croire
De croire en lui
Lui qui s’enfuie, lui qui nous défie
Lui qui tue l’ennui
Lui qui se réjouit
De nous faire boire le verre jusqu’à la lie
De nous voir nous accrocher à la vie
De nous voir changer tout le temps d’avis
De nous voir quitter nos amants et nos amis
Pour un non ou pour un oui
Jusqu’à ce que l’on perde l’envie
Il s’en va, alors on le prie et on le supplie
Il en fait fi, se courbe et se plie
Jusqu’à ce que nos cœurs et nos âmes soient remplies
De remord, d’amertume et de folie
Il nous quitte, nous délaisse et nous dépasse
Nous laisse devant cette impasse
Devant laquelle tout le monde passe et trépasse
Où l’on oublie notre mot de passe
Où l’on se lasse
Où tout se casse
Et nous laisse de glace
Il nous quitte, brise la glace sans laisser de traces
Nous laisse à la surface
Et nous fait perdre la face.
De croire en lui
Lui qui s’enfuie, lui qui nous défie
Lui qui tue l’ennui
Lui qui se réjouit
De nous faire boire le verre jusqu’à la lie
De nous voir nous accrocher à la vie
De nous voir changer tout le temps d’avis
De nous voir quitter nos amants et nos amis
Pour un non ou pour un oui
Jusqu’à ce que l’on perde l’envie
Il s’en va, alors on le prie et on le supplie
Il en fait fi, se courbe et se plie
Jusqu’à ce que nos cœurs et nos âmes soient remplies
De remord, d’amertume et de folie
Il nous quitte, nous délaisse et nous dépasse
Nous laisse devant cette impasse
Devant laquelle tout le monde passe et trépasse
Où l’on oublie notre mot de passe
Où l’on se lasse
Où tout se casse
Et nous laisse de glace
Il nous quitte, brise la glace sans laisser de traces
Nous laisse à la surface
Et nous fait perdre la face.