Percephone
Nouveau poète
En ce moment, l'orage couve,
Une grande partie du ciel jadis si bleu, s'est obscurcie,
L'air est chargé
Un vent hypocrite souffle en rafale,
S'amusant avec la poussière.
L'éclair silencieux zèbre le ciel,
Les nuages menaçants se rapprochent,
Un éclair plus rapide surgit,
L'orage éclate bien fort.
Il inonde les visages pales et les minois déconfits,
Je suis sale, lave-moi semble ordonner la terre,
Des trombes d'eau agacent les corps dénudés,
Tonne! Vas-y tonne!
Dilue cette impureté qui semble avoir pris soudainement racine en nos coeurs de pierre.
Écoute cette tôle violant les sommeils perdus,
Sur le bitume glissant, prends pitié de ces pas devenus rapidement hésitants
Enraye ces guirlandes humides sévissant depuis plusieurs jours,
Libère cette terre emprisonnées sous un linceul de honte,
Abreuve ces plantes désséchées,
Humecte ce corps en sueur.
Parfume l'air de tes nouvelles odeurs,
Devant toi, les feuilles froissées se pâment d'envie,
Fais fondre tout ce mépris de glace,
Ensemence à nouveau ces rivières désertées.
Deviens bruine apaisante après la fête,
Reprends sans gêne tes droits ancestraux bafoués,
Console la nature ignorées au profit du progrès humain,
Sois pour moi mon royaume, mon havre de paix pour l'éternité.
Percephone
Percéphone
Une grande partie du ciel jadis si bleu, s'est obscurcie,
L'air est chargé
Un vent hypocrite souffle en rafale,
S'amusant avec la poussière.
L'éclair silencieux zèbre le ciel,
Les nuages menaçants se rapprochent,
Un éclair plus rapide surgit,
L'orage éclate bien fort.
Il inonde les visages pales et les minois déconfits,
Je suis sale, lave-moi semble ordonner la terre,
Des trombes d'eau agacent les corps dénudés,
Tonne! Vas-y tonne!
Dilue cette impureté qui semble avoir pris soudainement racine en nos coeurs de pierre.
Écoute cette tôle violant les sommeils perdus,
Sur le bitume glissant, prends pitié de ces pas devenus rapidement hésitants
Enraye ces guirlandes humides sévissant depuis plusieurs jours,
Libère cette terre emprisonnées sous un linceul de honte,
Abreuve ces plantes désséchées,
Humecte ce corps en sueur.
Parfume l'air de tes nouvelles odeurs,
Devant toi, les feuilles froissées se pâment d'envie,
Fais fondre tout ce mépris de glace,
Ensemence à nouveau ces rivières désertées.
Deviens bruine apaisante après la fête,
Reprends sans gêne tes droits ancestraux bafoués,
Console la nature ignorées au profit du progrès humain,
Sois pour moi mon royaume, mon havre de paix pour l'éternité.
Percephone
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