• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Le tableau des pleurs

fée de blé

Maître Poète
La tristesse a extrait

Tout le sel de tes mines

Seule la moiteur, on devine

Dans ton respir tout flétri.



Si le spectre de la mort

Pouvait éblouir

Toutes les eaux de tes rivières.

Si par les nuits, je pouvais enterrer

Tous tes cris, sous des rimes d’Orient

Les fantômes en sol de perdition

Naufrageraient tous en noire mer.





Qu’importe les tempêtes

Qu’importe les fracas

Il n’y a point d’ombre

Où tu peux sommeiller

Tant que je serai là

À la portée de tes mains.



Quand on ne peut plus tordre

Les ravages du chagrin

Comme papillons de nuit

Ils s’évadent au lointain

Il restera toujours des demains

Des incertains, des croques matins

Tu ne peux dormir

Sous un oreiller tourmenté.





La douleur creuse les rides

Se figeant en désespoir

Elle s’effrite, s’égare

Comme un somnambule dérisoire.

Il est temps d’abandonner

Les rives épanchées

Pour peindre des tableaux

À guérir tous tes averses dispersées.

 
Retour
Haut