rivière
Maître Poète
Le soleil se levait à ton approche
Le matin, te souviens-tu,
le soleil se levait à ton approche,
les étoiles abandonnaient des flammèches d’or
par-delà l’herbe des bocages et des vallons.
Je paraphais chaque jour
le bénitier de ta grâce,
et
la brise de ta joliesse.
Le bonheur parcourait les sentes de l’horizon,
et quand tu te reposais
parmi les clairières de la forêt de Bercé,
je baisais l’ombre de ton ombre.
Ta robe de tulle brillait
dessus la prée,
je récoltais alors des perles de rosée
et le suc de tes songes
que je gravais sur la fleur de tes lèvres
au pignon de nos printemps.
Dans les bourgs,
montait la valse de ton harmonie.
Aujourd’hui, tu ne t’es pas réveillée,
les oiseaux n’ont pas psalmodié
l’encens de ta grâce,
et j’ai pleuré l’astre de notre amour.
Accepte pour des siècles et des siècles
cette gerbe d’amaranthes
et le poème de ma douleur
qui pleure à flanc de sang.
Sophie Rivière
Le matin, te souviens-tu,
le soleil se levait à ton approche,
les étoiles abandonnaient des flammèches d’or
par-delà l’herbe des bocages et des vallons.
Je paraphais chaque jour
le bénitier de ta grâce,
et
la brise de ta joliesse.
Le bonheur parcourait les sentes de l’horizon,
et quand tu te reposais
parmi les clairières de la forêt de Bercé,
je baisais l’ombre de ton ombre.
Ta robe de tulle brillait
dessus la prée,
je récoltais alors des perles de rosée
et le suc de tes songes
que je gravais sur la fleur de tes lèvres
au pignon de nos printemps.
Dans les bourgs,
montait la valse de ton harmonie.
Aujourd’hui, tu ne t’es pas réveillée,
les oiseaux n’ont pas psalmodié
l’encens de ta grâce,
et j’ai pleuré l’astre de notre amour.
Accepte pour des siècles et des siècles
cette gerbe d’amaranthes
et le poème de ma douleur
qui pleure à flanc de sang.
Sophie Rivière