Le silence de l’eau fait, de l’âme éternelle,
Sa douleur misérable : à la fin de l’automne,
Autour du vieil érable où les oiseaux chantonnent,
Le ciel verse un sanglot sur l’amour solennel.
Deux jolis tourtereaux, que l’Automne ensorcelle,
Nous révèlent leur fable au matin qu’on raisonne :
Quand l’esprit peu affable a le cœur qui frissonne,
L’Amour est le bourreau des ailes qui chancellent !
Voleront-ils encor, vils amants capricieux,
Sur le précieux décor que leur offrent les cieux ?
Voleront-ils toujours sous le joug des saisons ?
Ils ont peur de mourir; ils n’ont plus leur superbe !
Ils n’ont plus le sourire et périssent sur l’herbe,
Lorsque survient le jour de franchir l’horizon !
Sa douleur misérable : à la fin de l’automne,
Autour du vieil érable où les oiseaux chantonnent,
Le ciel verse un sanglot sur l’amour solennel.
Deux jolis tourtereaux, que l’Automne ensorcelle,
Nous révèlent leur fable au matin qu’on raisonne :
Quand l’esprit peu affable a le cœur qui frissonne,
L’Amour est le bourreau des ailes qui chancellent !
Voleront-ils encor, vils amants capricieux,
Sur le précieux décor que leur offrent les cieux ?
Voleront-ils toujours sous le joug des saisons ?
Ils ont peur de mourir; ils n’ont plus leur superbe !
Ils n’ont plus le sourire et périssent sur l’herbe,
Lorsque survient le jour de franchir l’horizon !