Le silence d’une vie
La brume mit tellement de temps, à se lever, ce matin là,
Que l’ont cru que la fin venait, que ce jour serait le dernier,
Dans ce froid qui glaçait les cœurs, laissant approcher le trépas,
Figeant dans un dernier espoir, les feux de pailles qui s’égrenaient.
Et les bruits n’existèrent plus, le soleil s’éloignait encore,
La consistance de ce moment, resta mystère, comme un sort,
Les ombres tombèrent, fines gouttes, de désespoir sur le désert,
Arpentés par des pleurs de vies, par la souvenance dure et amère.
Naufragés de tant de douleurs, des souffrances mélancoliques,
Sur cette glace corporelle, l’intangible plaça son dernier pion,
Etouffant encore un peu plus, l’étoile qui suffoqua de panique,
La bataille éperdue d’avance, que se perdent encore par millions.
Les lueurs d’étincelles lointaines, qui ne s’avanceront jamais plus,
A l’aveuglement de l’obscur, qui vit en chacun une vie déjà morte,
Sans autre chance de rêve, que toutes les pages puissent êtres lues,
Et la lumière s’en fut, vers d’autres cieux, aider d’autres cohortes.
Tu disais, que tu avais peur de la vie, que tu attendais qu’elle meure,
Que tu ne voudrais qu’un linceul, en regardant l’étoile s’en aller,
Elle, avait perdu le goût des gens, elle ne croyait plus au soleil,
Elle, ne souriait plus que rarement, Elle n’avait que 15 ans j’en pleure.
Tu es sûrement à côté d’elle, et tu brilles pour sécher mes larmes,
Pourtant, la vie est si belle ici, pourquoi ai-je froid, à l’intérieur ?
Et tu es mes seules prières, et que tu rendes, ce monde meilleur,
Portez vous bien en attendant, je vous rejoins quand j’ai rendu les armes.
L’argent, la drogue, le sexe, la perversion, les abus de pouvoirs,
Tuent chaque jour des centaines de jeunes filles en France,
Dans le pays des droits de l’homme, les gens oublient leurs devoirs,
Réveillons nous, avant qu’un proche soit touché aussi, et qu’il ne reste que la vengeance.