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le sapin et le roseau.

troubadour

Maître Poète
Sur une terre se dressaient un pin et un roseau,
Arrogant le sapin se moquait de son voisin,
Mon pauvre compagnon les chèvres avec leur museau,
T'ont mis à nu, tu ressembles peu à tes cousins.


A la moindre brise,tu te courbes tel un arc,
Tendu par un bras musclé vers une cible, sans trac,
Ton front effleurant le sol, ton air pitoyable,
L'unique ami sur ces terres non arables.


Quelle malédiction réservée, pour y naître là!
Aux côtés d'un tel compagnon à orgueil si bas,
Dieu seul m'est témoin combien d'hiver j'ai pu vaincre?
Mon tronc et branches tordus par ces vents à craindre.


Ces pluies et ces neiges qui m'alourdissaient les bras,
Ces soleils vifs qui me brûlaient la crête à ras,
Ces nuées de moineaux émeutiers, ces hôtes ingrats,
Dérangeant ma quiétude, avec leur guano gras.


Ils pillent ma richesse, habitent mes branches,
Ils commèrent de jours, comme sous les nuits blanches,
Ces insectes me chatouillant les bras et orteils,
Ajoutant à mon supplice, plus que je ne paye.


Vois-tu ô! Mon cher ami à quel point je souffre,
Mais ma cime vers le ciel, jamais dans le gouffre;
Alors que toi, tu te meuves au moindre souffle,
Comme un vieillard tremblotant dans ses pantoufles.


Le roseau se tue, avalant ces propos amers,
Le soir venu, une tempête enjambe la mer,
Emportant tous ce qu'elle pouvait sur son passage,
Le sapin craquait, sentant un mauvais présage.



Il grinçait, s’efforçant à garder son pied bien droit,
Sur ces lieux qui les a conquis, depuis avec foi;
Quand au roseau, il avait le dos courbé ce soir.
Elle s'acharna sur l'arbre, le secoue à sa gloire.


Têtu, notre sapin, luttait avec courage,
Mais cette nuit là, elle avait l'avantage,
Il céda désespérément dans un grand fracas,
A la fin d'une existence pleine de tracas.


Un dernier regard au roseau, le temps d'un adieu,
Tiens bon mon petit, tu seras le maître des lieux,
Le roseau pensait, avec une grande tristesse,
Mieux courber l'échine, que d'affronter une diablesse;


Regardait le colosse étendu à son pied,
La force s'use, elle est bien éphémère,
Penser qu'elle perdure, c'est bien une chimère;
Mais la ruse demeure toujours notre cimier,


Que l'on soit un fin génie ou un humble fermier.

04/11/10.
 
Dernière édition:
Je te félicites pour tes Magnifique poèmes qui sont très Subtils , et très beaux Bravo mon ami te un grand Poète dans mes Yeux bravo bravo jeannette plus 1v
 
Et bien dites vous bien ceci mes amies, que je n'avais jamais lu auparavant " le chêne et le roseau" de J.La fontaine, ce n'est qu'a la suite du commentaire de notre aimable Yolande (bjr à l'occasion), que juste par curiosité de la façon dont il a appréhendé l'histoire et enfin laissant apparaitre la moralité que j'étais vite tenté de l'acheter, je n'ai point regretté d'ailleurs, je me suis dit tout bas "le mien n'étais pas mauvais, puisque cela à fait penser mes amies à celui du maître" hi hihihi j'embrasse toutes mes fidèles lectrices, j'empoigne mes lecteurs, mes amitiés à vous tous.
 
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