Je n’avais toujours pas compris, et pourtant je passais jour et nuit devant cette façade avoisinante , dix ,vingt ,soixante fois, pour y voir et y sentir le rosier grimpant . Un jour que je passai effectivement je sentis bien le parfum des roses ; un parfum délicat, dont les effluves se répandaient agréablement , exhalant le plus merveilleux des parfums . Mais un autre jour que je revins, je ne sentis plus rien : les roses étaient fanées , par cette canicule desséchées . C’est alors que je compris ce qu’était le Royaume des Cieux : un paysage merveilleux , où sentent toujours bon les roses , exhalant leur délicat parfum à profusion. Et les Anges y planent, bien sages , conquis par ces parfums du Paradis . Le Royaume des Cieux est donc un paysage merveilleux où toujours sentent bon les roses, et les fleurs , et les lys .