Emilie88
Poète libéré
Je viens ici dresser l'effigie secrète Au fond de laquelle se reflète L'image d'un homme qui dicte ses lois ; Et il n'y avait pas de honte à celui Qui s'engourdissait devant lui Car son visage était celui d'un roi. C'est son savoir, qui, derrière ses paupières Souligne ces yeux vifs et ces traits durcis, Mais par sa sincérité il se différencie Parmi tous ces grands rois de pierre. Je n'étendrai pas ce portrait du parfait amant Car son charme en ferait tout un roman.
Il poursuit sa promenade jonchée d'ennemis Dans une vie incertaine et fugitive ; Toutes les femmes que son cœur esquive Se vengent sur son indifférence endormie ; Il subit encore les aventures vagabondes, Mêlé aux passions amères de ce monde. De nombreuses femmes tentent de se poser en vain Sur son cœur, sans le mettre en pièces, Mais elles prennent peur devant tant de tendresse, Et à l'idée d'examiner le genre humain. Nombreux sont les rivaux que son cœur évince, Admirez l'étanche armure de ce noble prince ! Ses lèvres suavement murmurent Des pensées, des théories, de délicieux nombres Au lieu de reproches ou de craintes obscures Allant s'accroupir dans un coin sombre.
Pauvre de moi, devant cet empereur rebelle Je ne peux trouver une épée triomphant De ce penchant unique et tout-puissant ; Où m'entraînes-tu donc, enfant modèle ? Mon cœur agonise sans que je ne t'obtienne, Mais quel sera donc le nom de ta reine ?
Pour A.G.
Il poursuit sa promenade jonchée d'ennemis Dans une vie incertaine et fugitive ; Toutes les femmes que son cœur esquive Se vengent sur son indifférence endormie ; Il subit encore les aventures vagabondes, Mêlé aux passions amères de ce monde. De nombreuses femmes tentent de se poser en vain Sur son cœur, sans le mettre en pièces, Mais elles prennent peur devant tant de tendresse, Et à l'idée d'examiner le genre humain. Nombreux sont les rivaux que son cœur évince, Admirez l'étanche armure de ce noble prince ! Ses lèvres suavement murmurent Des pensées, des théories, de délicieux nombres Au lieu de reproches ou de craintes obscures Allant s'accroupir dans un coin sombre.
Pauvre de moi, devant cet empereur rebelle Je ne peux trouver une épée triomphant De ce penchant unique et tout-puissant ; Où m'entraînes-tu donc, enfant modèle ? Mon cœur agonise sans que je ne t'obtienne, Mais quel sera donc le nom de ta reine ?
Pour A.G.