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LE QUIGNON

benoit la plume

Maître Poète
LE QUIGNON

Je voyage sans titre
Au métro de Paris.
Caméra m’enregistre,
Pas le choix, c’est tant pis.

Je fuis les hommes en vert,
J’ai peur des gyrophares.
Au printemps c’est l’hiver,
L’hiver je suis hagard.

La vie n’est pas mon truc,
Mais je suis là quand même,
Sur sa route caduque
D’où nul ne sort indemne.

Des caissières fatiguées
Dans les grands magasins,
Les yeux brutalisés
Aux codes barre assassins,

Alignent dans leur tête
Des barils de lessive
Comme autant de défaites,
Excédées, excessives.

On rit pourtant le soir
Aux tavernes de l’ennui
Des bons mots d’humour noir
Pour s’avaler la nuit,

Et revoir au matin,
Intacte et maquillée,
Cette vieille catin
Qui nous crie d’avancer,

Qui nous crie de courir
A la quête au quignon,
Qu’il faut vaincre ou mourir
Quelque soit l’opinion.

Les pâles réverbères
Des quartiers mas famés
En lueurs traversières
Nous habillent en damnés.

Et si tu meurs demain,
Qui donc s’en souciera
Que tu fus un matin
Sur la dune du Pilat,

Et que le ciel s’ouvrant
T’offrait tant de promesses ?
Ce qu’on fut au couchant,
Qui donc ça intéresse ?

Je voyage sans titre
Au métro de Paris.
Caméra m’enregistre,
Pas le choix, c’est tant
 
LE QUIGNON

Je voyage sans titre
Au métro de Paris.
Caméra m’enregistre,
Pas le choix, c’est tant pis.

Je fuis les hommes en vert,
J’ai peur des gyrophares.
Au printemps c’est l’hiver,
L’hiver je suis hagard.

La vie n’est pas mon truc,
Mais je suis là quand même,
Sur sa route caduque
D’où nul ne sort indemne.

Des caissières fatiguées
Dans les grands magasins,
Les yeux brutalisés
Aux codes barre assassins,

Alignent dans leur tête
Des barils de lessive
Comme autant de défaites,
Excédées, excessives.

On rit pourtant le soir
Aux tavernes de l’ennui
Des bons mots d’humour noir
Pour s’avaler la nuit,

Et revoir au matin,
Intacte et maquillée,
Cette vieille catin
Qui nous crie d’avancer,

Qui nous crie de courir
A la quête au quignon,
Qu’il faut vaincre ou mourir
Quelque soit l’opinion.

Les pâles réverbères
Des quartiers mas famés
En lueurs traversières
Nous habillent en damnés.

Et si tu meurs demain,
Qui donc s’en souciera
Que tu fus un matin
Sur la dune du Pilat,

Et que le ciel s’ouvrant
T’offrait tant de promesses ?
Ce qu’on fut au couchant,
Qui donc ça intéresse ?

Je voyage sans titre
Au métro de Paris.
Caméra m’enregistre,
Pas le choix, c’est tant
Merci Benoît pour ce beau partage que j'ai apprécié
Merci
Gaby
 
Tu as le don de nous mettre en réflexion
mettant la vérité en face devant nos yeux fermés!
La vie a cent visages et les meilleurs ne sont pas
ceux que l'on croit!

Avec mes amitiés, Poly
 
Superbe écrit...la loterie est la vie...au chanceux qui a tiré un bon numéro,;) malheureux est le guignon...:confused:
Un peu de tendresse dans un monde brutes.Bravo à vous.
 
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