LE POURRAI- JE ?
Ouvrir grand la porte
Pour en chasser les âmes mortes,
Déverrouiller les volets grinçants,
Pousser les fenêtres d’antan,
Congédier les astres de poussière,
Révoquer le confinement de l’air,
Dédaigner mes rires d’enfants,
Eloigner l’image de mes grands-parents…
Trier, garder, jeter, donner
Les petits riens les grands touts de ma mère,
Armoires si bien rangées que je devrai méfaire,
Ses innombrables vêtements dont je devrai me séparer,
Ses sacs, ses chaussures, ses ceintures et ses gants,
Ses papiers classés qui ne servent plus à rien…
En aurai-je la force Maman,
Me tiendras-tu la main ?
Et ces photos et tous ces écrits
Que tu m’as fait promettre de brûler
Lorsque tu serais partie…
Non, je ne puis de ce serment m’acquitter…
Trois mois sobrement écoulés
N’ont pu soulager les gènes de ma peine,
Mes larmes étouffées en ma gorge serrée
N’ont su adoucir la douleur en mes veines.
Ouvrir grand la porte
Pour en chasser les âmes mortes,
Déverrouiller les volets grinçants,
Pousser les fenêtres d’antan,
Congédier les astres de poussière,
Révoquer le confinement de l’air,
Dédaigner mes rires d’enfants,
Eloigner l’image de mes grands-parents…
Trier, garder, jeter, donner
Les petits riens les grands touts de ma mère,
Armoires si bien rangées que je devrai méfaire,
Ses innombrables vêtements dont je devrai me séparer,
Ses sacs, ses chaussures, ses ceintures et ses gants,
Ses papiers classés qui ne servent plus à rien…
En aurai-je la force Maman,
Me tiendras-tu la main ?
Et ces photos et tous ces écrits
Que tu m’as fait promettre de brûler
Lorsque tu serais partie…
Non, je ne puis de ce serment m’acquitter…
Trois mois sobrement écoulés
N’ont pu soulager les gènes de ma peine,
Mes larmes étouffées en ma gorge serrée
N’ont su adoucir la douleur en mes veines.