kandinsky
Maître Poète
Le pilleur de vers est un poète sans épitaphe
Dans cette forêt assombrie par le crépuscule
J'avance sur la pointe des pieds telle une ballerine
Muni de ma pioche avançant sans scrupule
Je décèle au loin une lueur parmi la vermine
Des squelettes jonchant ce parterre funeste
Les ronces me volant quelques lambeaux de peau
Je nourris de mon sang par goutte indigeste
Le sol des martyrs en déchirants mes oripeaux
Dans ma vaine quête de vers salutaires
Mes veines délestent ça et là leurs derniers maux
De cette semence pourriture, je suis solitaire
Un ténia qui a pour estomac une page sans mots
Le mutisme de ma plume victime
Dévore mes pensées, mon écriture
Par mon prisme la lumière déprime
Les reflets de mon être sont obscurs
Alors que traîne mon corps qui se meurt
Que mes pas noircissent mon passage
Une vive clarté transperce mes peurs
Effaçant mon ombre tel un mirage
Au seuil d'une vie éternelle sans deuil
Je pactise avec mes vieux démons
Résigné à noircir mes blanches feuilles
Sous le déclin de mes plus belles inspirations
Convaincu à présent du "qui se sert cueille"
Je pille les tombes poétesses sans remords
Des épitaphes mémoires du passé cercueil
Je voue ma vie au frisson de la future mort
Bien mal heureux que mon destin
Que pillage malsain sur l'autel des défunts
Bien piètre pitance que ce vulgaire festin
Tel l'outrage de l'embonpoint face à la faim
Mal heureux qui comme pilleur
Saccage ainsi au delà des confins
Ce repos qu'est l'ultime demeure
Sacrilège de l'opulence devant la fin
Au rythme des saisons sans exceptions
J'honorai ma parole par un simple geste
Au détriment de la moindre compassion
Par cruauté folle plus infâme que la peste
Car désormais voué à hanter ce cimetière
Je pourchasserai un à un chaque visiteur
Condamnés à errer dès toute mise en bière
Spectateur du silence détrôné par vos pleurs
Aux sombres heures d'un tourment vacarme
Je m'alimenterai de la pitié bafouée par ma haine
En me ressourçant à la fontaine de vos larmes
Tout en piétinant vos tombes de ruines en peines
"Bien mal acquis ne profite jamais" assez
Tel l'être vivant sous de faux pseudonymes
Quand du plagiat de nos pensées est dépecé
S'approprie l'autre par lettres anonymes
En conclusion de ce récit de grande réflexion
Je passe ce message "plus de plagiat sur mon taf!"
Et d'ainsi faire comprendre à tout espion
Que le pilleur de vers est un poète sans épitaphe
Dans cette forêt assombrie par le crépuscule
J'avance sur la pointe des pieds telle une ballerine
Muni de ma pioche avançant sans scrupule
Je décèle au loin une lueur parmi la vermine
Des squelettes jonchant ce parterre funeste
Les ronces me volant quelques lambeaux de peau
Je nourris de mon sang par goutte indigeste
Le sol des martyrs en déchirants mes oripeaux
Dans ma vaine quête de vers salutaires
Mes veines délestent ça et là leurs derniers maux
De cette semence pourriture, je suis solitaire
Un ténia qui a pour estomac une page sans mots
Le mutisme de ma plume victime
Dévore mes pensées, mon écriture
Par mon prisme la lumière déprime
Les reflets de mon être sont obscurs
Alors que traîne mon corps qui se meurt
Que mes pas noircissent mon passage
Une vive clarté transperce mes peurs
Effaçant mon ombre tel un mirage
Au seuil d'une vie éternelle sans deuil
Je pactise avec mes vieux démons
Résigné à noircir mes blanches feuilles
Sous le déclin de mes plus belles inspirations
Convaincu à présent du "qui se sert cueille"
Je pille les tombes poétesses sans remords
Des épitaphes mémoires du passé cercueil
Je voue ma vie au frisson de la future mort
Bien mal heureux que mon destin
Que pillage malsain sur l'autel des défunts
Bien piètre pitance que ce vulgaire festin
Tel l'outrage de l'embonpoint face à la faim
Mal heureux qui comme pilleur
Saccage ainsi au delà des confins
Ce repos qu'est l'ultime demeure
Sacrilège de l'opulence devant la fin
Au rythme des saisons sans exceptions
J'honorai ma parole par un simple geste
Au détriment de la moindre compassion
Par cruauté folle plus infâme que la peste
Car désormais voué à hanter ce cimetière
Je pourchasserai un à un chaque visiteur
Condamnés à errer dès toute mise en bière
Spectateur du silence détrôné par vos pleurs
Aux sombres heures d'un tourment vacarme
Je m'alimenterai de la pitié bafouée par ma haine
En me ressourçant à la fontaine de vos larmes
Tout en piétinant vos tombes de ruines en peines
"Bien mal acquis ne profite jamais" assez
Tel l'être vivant sous de faux pseudonymes
Quand du plagiat de nos pensées est dépecé
S'approprie l'autre par lettres anonymes
En conclusion de ce récit de grande réflexion
Je passe ce message "plus de plagiat sur mon taf!"
Et d'ainsi faire comprendre à tout espion
Que le pilleur de vers est un poète sans épitaphe
Kandinsky (la résurrection chapitre I)