Mes doigts touchant les touches Je vois son corps virevolter dans le salon Mais aucun son ne sort de sa bouche pourtant j’entends la hauteur du ton Cette voix cristalline me scie, Ce fantôme je le reconnais Son visage me paralysie C'est celui de l'être aimé La vitesse s’accélère Sa robe frôle le piano Puis je ralentis le tempo lorsqu'un baiser me lacère Un frisson me parcours le corps Sa froideur me glace le sang M'avait-elle jeté un sort ? Je l'avait aimé si passionnément Dois-je la rejoindre en haut ? La musique ne s'arrêtera pas Plus tard, on m'y emmènera Et je ferai le grand saut