Polymnie2
Maître Poète
Voici, le sujet du concours
que j'ai fait, inspiré de ce poème de l'an dernier écrit pour me soulager
d'une idée fixe qui me saignait!
Le Pain Pour Chacun
Je ne peux me taire !
Chez les « riches » on me gaspille et chez les pauvres je les nourris !
Raconter la misère en un regard qui pleure
C’est rencontrer la croix qui n’offre qu’un regard !
C’est voir la vie, son prix ! C’est vivre la douleur
La folie en lisière avec ou sans égard
Pour l’Autre où le soi-« m’aime » aucune grâce au doigt !
En chacun la cervelle agit sous l’œil hagard
Qui jette mais ne donne ! Est-il présent le choix
En ces têtes brûlées qui n’ont jamais eu froid ?
Pourquoi je poétise un tout qui me surprend ?
Oui ! « Un tout » comme « un rien » car c’est grave aujourd’hui
De ne pas réfléchir sur la portée saignant
D’un acte à conséquence ! Est-ce l’humain qui fuit ?
A l’heure dans ce monde où s’amplifient la faim,
Les manques pour survivre!
Usiter l’amoral
Là ou crève la Vie !
Est-il digne en soi-même ?
Ce petit rien apparent me fait mal
Dès que je pose mes yeux sur cet écrit !
Fait trois semaines après, sur moi, son préjudice.
_______
Un beau dimanche au soir, alors que je passais,
Marchant près de chez moi, ramassant des papiers
Qu’un vent laissait traîner, j’ouvrais une poubelle
Pour les déposer ! Stupeur sourcillait
Je me sentais blêmir ! dormaient là sous ombrelle
Six baguettes de pain à l’abri ensachées.
Je frémis en sauvette et une flûte en main
Pour m’assurer du pain dur ou tendre lesté
Sans témoin visuel, j’espérais dire « amen »
Pour ne pas peser l’acte affreux à digérer !
Mes joues en feux, la honte en moi implorait
De trouver au moins vieux pain rassis pour excuser
Un temps soit peu et non de juger sans peine
Cet acte assassin qui me détruit !
Il était excellent a duré la semaine
Tendre au goût et à dents
En larmes les miettes!!
Ma surprise fût grande et je n’ai rien compris !
Le Roi pain quotidien entre mes doigts qui prient
Verse ses gouttes sang, me blesse pour Autrui !
Oui, je n'ai rien compris !
En ce tableau nature une couleur déteint
Tisse le vêtement de l’errant affamé,
Offre le fil du seuil nouvelle pauvreté !
Et je ne peux rester insensible à l’Autre, sa faim !
Je n’ai pas osé sauver les cinq autres abandonnées,
Suis-je moi-même lâcheté ? j’ai trop de peine
Je ne peux l’expliquer !
Je me sens impliquée !
Poubelle à détritus ne pourrait se confondre
Avec
Poubelle aliments terre
Sans velours dans nos mains
Polymnie2, ce 26 mai 2016
Pièces jointes
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