tonio123
Nouveau poète
Jonchées sur la poupe du navire,
Les serres de La Mouette se resseraient.
Trônant au-dessus des flots verdoyants,
Telle une reine ailée et angélique,
Notre oiseau maritime songeait
A partir retrouver ses terres natales.
Quand le bateau atteignit l'île
Et put commencer son cabotage,
La Mouette s'appréta au décollage
Et se sentit enfint revivre.
Quelle joie de ressentir à nouveau
Les parfums des fleurs d'été
De se sentir libéré
Du tumulte des flots!...
Sauf qu'un Pélican peu courtois
Vint troubler le repos de cette dame:
Il lui prit sa place sur l'amarre
Et lui fit signe d'aller becquetter sur la voie.
Outrée, notre belle Dame blanche
S'interposa face au Gros-bec-malpoli
Et lui tint ces quelques mots aguerris:
- Bien fier vous êtes de vous en prendre au plus faible!
Il est vrai que la force est un puissant atout
Sauf lorsqu'on a l'esprit d'un gnou:
Inutile de se laisser porter
Par une corde faite pour les esprits légers...
- Jeune criarde, laissez-là votre ironie
Car rieuse et moqueuse comme vous l'êtes
Votre esprit s'éloigne de celui du poète:
Que cette corde cède si je dis des broutilles!
Sur ces mots agressifs et malhonnètes,
Le Pélican, fier de lui, gonfla le bec
Et se redressa si loin en arrière
Qu'un faux pas le fit tomber droit dans la mer.
La Mouette ria si fort qu'elle avertit
Un Pêcheur sur le port de l'île sabloneuse
Qui le vit se débattre dans la mer houleuse:
Il put juste à temps tiré notre pauvre ami
Des remous endiablés de ces eaux troubles
Et soupçonna La Mouette qui gloussait comme une poule
D'avoir poussé cet oiseau dans l'eau salée
Même s'il n'en fut rien quant à la vérité.
C'est ainsi que Le Pêcheur sauva le fautif
Et blâma La Mouette qui cessa bientôt de rire:
Elle qui fut assomée par une poêle à frire,
Offerte aux requins et aux dents des récifs...
L'homme est ainsi, jugeant vite et bien mal:
Ce qu'il croit être la cause de ce qui l'accable
Est bien souvent le contraire de ce qu'il pense,
D'où le besoin d'user d'user de la violence
Pour rester fort face aux plus faibles que lui
Et s'abaisser à sauver les vrais ennemis.
Les serres de La Mouette se resseraient.
Trônant au-dessus des flots verdoyants,
Telle une reine ailée et angélique,
Notre oiseau maritime songeait
A partir retrouver ses terres natales.
Quand le bateau atteignit l'île
Et put commencer son cabotage,
La Mouette s'appréta au décollage
Et se sentit enfint revivre.
Quelle joie de ressentir à nouveau
Les parfums des fleurs d'été
De se sentir libéré
Du tumulte des flots!...
Sauf qu'un Pélican peu courtois
Vint troubler le repos de cette dame:
Il lui prit sa place sur l'amarre
Et lui fit signe d'aller becquetter sur la voie.
Outrée, notre belle Dame blanche
S'interposa face au Gros-bec-malpoli
Et lui tint ces quelques mots aguerris:
- Bien fier vous êtes de vous en prendre au plus faible!
Il est vrai que la force est un puissant atout
Sauf lorsqu'on a l'esprit d'un gnou:
Inutile de se laisser porter
Par une corde faite pour les esprits légers...
- Jeune criarde, laissez-là votre ironie
Car rieuse et moqueuse comme vous l'êtes
Votre esprit s'éloigne de celui du poète:
Que cette corde cède si je dis des broutilles!
Sur ces mots agressifs et malhonnètes,
Le Pélican, fier de lui, gonfla le bec
Et se redressa si loin en arrière
Qu'un faux pas le fit tomber droit dans la mer.
La Mouette ria si fort qu'elle avertit
Un Pêcheur sur le port de l'île sabloneuse
Qui le vit se débattre dans la mer houleuse:
Il put juste à temps tiré notre pauvre ami
Des remous endiablés de ces eaux troubles
Et soupçonna La Mouette qui gloussait comme une poule
D'avoir poussé cet oiseau dans l'eau salée
Même s'il n'en fut rien quant à la vérité.
C'est ainsi que Le Pêcheur sauva le fautif
Et blâma La Mouette qui cessa bientôt de rire:
Elle qui fut assomée par une poêle à frire,
Offerte aux requins et aux dents des récifs...
L'homme est ainsi, jugeant vite et bien mal:
Ce qu'il croit être la cause de ce qui l'accable
Est bien souvent le contraire de ce qu'il pense,
D'où le besoin d'user d'user de la violence
Pour rester fort face aux plus faibles que lui
Et s'abaisser à sauver les vrais ennemis.