Somnambule
Nouveau poète
Le muguet.
Je voudrais pouvoir admirer
sans penser à toi le muguet
dont tu me faisais des bouquets,
mais le muguet me fait pleurer.
Ta sœur cadette, cette année,
pour le onzième jour de mai
(elle a grandi, si tu savais...)
comme toi, m'en a rapporté.
J'ai cru t'apercevoir soudain :
elle avait tes yeux pétillants
et tes cheveux d'un blond brillant
en tendant sa petite main.
Mon meilleur sourire mondain
n'a pas su tromper cette enfant
qui, pour la fête des mamans,
avait tout préparé si bien.
Je jure que j'aurais voulu
lui témoigner toute ma joie.
Comment lui expliquer pourquoi
ce jour-là je ne l'ai pas pu ?
Comment dire que j'ai connu
cette intonation dans ta voix
à celle qui avait trois mois
quand le malheur est survenu ?
Tu me manques, mon fils ainé,
mais pour ta sœur je fais discret
ce drame, ce si lourd secret
que mon cœur ne sait pas garder.
Merci, ma fille tant aimée
pour le cadeau que tu m'as fait,
grâce à toi je vais mieux, tu sais,
j'avais tant besoin de pleurer.
18.12.08
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