Filiatus
Maître Poète
Du fond de mon duvet sous ma tente de toile
Dans le demi-sommeil d'une trop courte nuit
A trop m'être attardé à compter les étoiles
Dans ce matin naissant j'entends un curieux bruit
Provenant à peu-près du haut d'un monticule
Que j'avais aperçu fort difficilement
Lors de mon arrivée hier au crépuscule
J'entends sur son sommet comme un vrombissement
A vrai dire ce bruit me paraît familier
Il ressemble au vroom vroom que font les mobylettes
Fonçant à toute allure au fond de mon quartier
Chaque samedi soir, dimanche et jour de fête
Ainsi c'est donc cela ce ronflement nerveux
Ce bourdonnement fou, c'est un motard zélé
Qui dévale à plein gaz le coteau poussiéreux
Me dis-je en regagnant les doux bras de Morphée
Mais le bruit me réveille au bout d'une minute
Cette fois-ci je crains pour la vie de ce type
Faisant fi de la pente et des lacets abrupts
J'ai comme l'impression qu'il se prend pour Bip-Bip
Et puis soudainement plus de son plus d'image
Le motard est-il mort dans un saut périlleux?
Mais une sensation de piqûre au visage
Me force à me gifler et à ouvrir les yeux
Le spectacle est risible et je me sens tout bête
Sur ma joue toute rouge un bouton a poussé
Et au creux de ma main gît une mobylette
D'un moustique enivré de mes propres excès
Dans le demi-sommeil d'une trop courte nuit
A trop m'être attardé à compter les étoiles
Dans ce matin naissant j'entends un curieux bruit
Provenant à peu-près du haut d'un monticule
Que j'avais aperçu fort difficilement
Lors de mon arrivée hier au crépuscule
J'entends sur son sommet comme un vrombissement
A vrai dire ce bruit me paraît familier
Il ressemble au vroom vroom que font les mobylettes
Fonçant à toute allure au fond de mon quartier
Chaque samedi soir, dimanche et jour de fête
Ainsi c'est donc cela ce ronflement nerveux
Ce bourdonnement fou, c'est un motard zélé
Qui dévale à plein gaz le coteau poussiéreux
Me dis-je en regagnant les doux bras de Morphée
Mais le bruit me réveille au bout d'une minute
Cette fois-ci je crains pour la vie de ce type
Faisant fi de la pente et des lacets abrupts
J'ai comme l'impression qu'il se prend pour Bip-Bip
Et puis soudainement plus de son plus d'image
Le motard est-il mort dans un saut périlleux?
Mais une sensation de piqûre au visage
Me force à me gifler et à ouvrir les yeux
Le spectacle est risible et je me sens tout bête
Sur ma joue toute rouge un bouton a poussé
Et au creux de ma main gît une mobylette
D'un moustique enivré de mes propres excès