LE MOULIN VA TROP VITE
A Toute Grande Vitesse
En périple Express
Le train de la vie cahote
S’emballe, ballotte,
Sa fumée se déchaîne
En épure d’haleine,
Je tangue, bringuebalée
Me heurtant aux parois ferrées,
Je chancelle et titube
Comme un plomb dans un tube
Et ces rails m’entrainent
En des rives incertaines,
Nulle gare en approche
Sur ces sentes de roches,
Nul arrêt sur la voie
Pour ce bref convoi,
Et de loins en lointains
Les paysages chagrins
Défilent, s’effilochent
Au rythme de triples croches,
Aspirée en ce sombre tunnel
Cette rapide tarentelle
S’engouffre dans un ailleurs
Qui devrait être meilleur ( ?)
Au travers de cette vitre sale
Embuée par le râle
Je distingue promptement
Les saccades du temps…
Au tablier des ans
Au sablier du temps
Les ailes de mon moulin
Broient les sens du destin.
A Toute Grande Vitesse
En périple Express
Le train de la vie cahote
S’emballe, ballotte,
Sa fumée se déchaîne
En épure d’haleine,
Je tangue, bringuebalée
Me heurtant aux parois ferrées,
Je chancelle et titube
Comme un plomb dans un tube
Et ces rails m’entrainent
En des rives incertaines,
Nulle gare en approche
Sur ces sentes de roches,
Nul arrêt sur la voie
Pour ce bref convoi,
Et de loins en lointains
Les paysages chagrins
Défilent, s’effilochent
Au rythme de triples croches,
Aspirée en ce sombre tunnel
Cette rapide tarentelle
S’engouffre dans un ailleurs
Qui devrait être meilleur ( ?)
Au travers de cette vitre sale
Embuée par le râle
Je distingue promptement
Les saccades du temps…
Au tablier des ans
Au sablier du temps
Les ailes de mon moulin
Broient les sens du destin.