OLIVIERW
Maître Poète
Le monstre,
Je crains de me voir dans les reflets du miroir
D'apercevoir, l'horreur, l'affreuse créature
Qu'ai-je d'humain ? L'acte maudit contre nature
De savants déments dépassés par leurs savoirs.
Ils se prenaient pour des génies, des démiurges
Des apprentis sorciers, en maîtrisant l'atome
Ils ouvraient les portes des enfers, le fantôme
Du mal renaissait de l'œuvre de thaumaturges.
En créant un monstre, modifiant les gènes
Ils ont touché au cœur de mon humanité
La science fut la nouvelle déité
Pour les chercheurs, j'étais un agent pathogène.
Le but était le contrôle total du monde
Dominer les foules, par la mort programmée
Les infecter par des virus, les affamer
Dans un cloaque putride des plus immondes.
J'étais l'arme absolue, le dernier espoir
Et l'ultime tentative de leurs folies
Mais ils avaient oublié une anomalie
J'avais encore l'âme, à leur grand désespoir !