Willypoète
Maître Poète
LE MIROIR
Il était un fois dans un village
Qui faisait la joie de toutes les familles
Plein de devantures qui brillaient
Car les fêtes de noël approchaient.
Dans l’une de ces vitrines de magasin
Siégeait une belle glace en étain
Elle renvoyait l‘image de ce qu’elle croisait
Des nobles et bourgeois au simple portefaix.
Ils y avaient quelques belles qui se miraient devant
De plus majestueux se trouvaient décevant,
Les petite gens passaient avec un air indifférent
Seuls les enfants faisaient pitreries en riant.
De toutes ces images capturées fugacement,
Ces milliers de reflets sombre ou blanc
En fonction de l’humeur du quidam passant,
Tous ne représentaient que la triste réalité.
D’une vie qui était la leur en inversé.
Tous avaient en commun de ne pas aimer
L’image que le miroir leur avait renvoyée,
Elle était souvent grossissante de leur réalité.
Certain même en serait venu aux mains
Devant ce double imitateur et moqueur
Ils avaient des regards mauvais et assassins,
La presse demandait à en finir avec un tel agitateur.
Les gens commençaient à ramasser des pierres
Pour briser le miroir et ainsi le faire taire
La révolte et la colère grondait dans la foule
A un instant de voir que le sang ne coule.
Quand soudain au milieu de ce flot de violence
Apparu un jeune couple d’amoureux tout en élégance
Devant le miroir ils s’arrêtèrent et se mirèrent
Ils prirent des poses comme devant un objectif.
Pour un photographe imaginaire,
Ils leur manquaient juste un groupe collectif
Et pour cela ils priaient l’affluence de les assister
Ce que tout le monde fit avec empressement
Tant le tableau tout en charme était touchant,
Eux qui quelques instants avant voulaient tout bruler
Le calme enfin revenu dans le quartier
Chacun pu méditer sur ce qu’il c’était passé.
Que c’était-il passé en fait au juste
Qui avait suscitée réaction si injuste.
Un simple miroir avait montre la réalité
Celle que chacun voulait voir comme vérité.
Faite lui des grimace il vous les rendra
Montrez lui la colère aussi il le sera
Tendez lui votre poing il aussi le fera.
Mais faite lui un sourire et alors il l’offrira.
Moralité, le miroir montre par ces extrêmes
Que de la société il en est ici l’emblème,
Le bien, le mal, nous sont rendus
A proportion de nos envies prétendues.
W.L.