Raymond3
Maître Poète
Nous ne devrions pas craindre la Différence,
le plus à craindre … c’est l’Indifférence »
( Christophe Tavernier )
C’est dans l’immensité que s’ouvre l’âme et que
le souffle du ciel s’évente en sentiment sur la pleine mer
aussi bleue que vierge, il n’y a plus d’horizon rampant,
l’un et l’autre se tiennent ; la mer tend ses bras ,
le ciel offre ses étoiles qui ricochent et fourmillent
au bon vouloir des vagues pour scintiller étrangement
sur les flots en feu follets, et veillent sur un néant
qui serait toujours éteint sans la sereine Lumière infuse.
Contemplatif, debout sur le bateau, il décroise les bras
qui tombent pour libérer dans tout l’espace son émotion;
elle déchire le firmament et, ce soir de pleine lune,
se perd en prière un merci qui vaut un Je t’aime.
Il résonne à faire trembler l’océan au travers de ses vagues
pour mourir dans ses flots. Dés l’instant, il a purgé son âme
prisonnière pour la nourrir de liberté. L’amertume l’a quitté,
en ce merveilleux soir de pleine lune, avec pour témoin
le chant des oiseaux qui perdent leur cri aussi déchirant
que le sien, prévenant la nuit et la brise.
Le bateau cadence, le murmure des eaux qui assiste
en doux complice à la complainte de cet homme qui pense
tout bas, parce qu’il se sait seul , et sur ses lèvres
l’écho intime reste près de lui. Il se livre volontiers
aux profondeurs de tout ce qui l’entoure et à l’univers entier
tout déshabillé.
L’immensité lui abandonne le spectacle qu’il reçoit
en joies de pleurs, jours et nuits, toujours aussi
exceptionnel, à tout instant différent, sans fard,
et sans que l’homme ait à lui plaire.
Le sentiment inné est sorti à l’état brut, d’un roc habité de
Porcelaine et non de pierre. Ce sentiment est si pur,
si fragile, qu’il ne dévoile rien aux yeux de l’humanité;
étant tissé dans la sensibilité.
Si vous aviez le bonheur de suivre le profond regard
qu’il vous accorde, vous vous sentiriez de même,
sensibilisé et ne pourriez que constater , combien
il est veillant et loin à la fois. Il est là , bien présent,
mais s’éloigne sans crier gare; il faut le ramener à soi
doucement. Il est en réflexions avec les nuées, parcourant
les distances se trouvant loin déjà, seul devant l’immensité.
Ce tout, sans attaches, libère; il guide seul sa vie
sans pour autant oublier ceux qu’il aime, assoiffé
seulement de liberté, d’espace, avec ce primordial
besoin émotionnel de se retrouver seul avec lui-même..
écrit en 2014
le plus à craindre … c’est l’Indifférence »
( Christophe Tavernier )
C’est dans l’immensité que s’ouvre l’âme et que
le souffle du ciel s’évente en sentiment sur la pleine mer
aussi bleue que vierge, il n’y a plus d’horizon rampant,
l’un et l’autre se tiennent ; la mer tend ses bras ,
le ciel offre ses étoiles qui ricochent et fourmillent
au bon vouloir des vagues pour scintiller étrangement
sur les flots en feu follets, et veillent sur un néant
qui serait toujours éteint sans la sereine Lumière infuse.
Contemplatif, debout sur le bateau, il décroise les bras
qui tombent pour libérer dans tout l’espace son émotion;
elle déchire le firmament et, ce soir de pleine lune,
se perd en prière un merci qui vaut un Je t’aime.
Il résonne à faire trembler l’océan au travers de ses vagues
pour mourir dans ses flots. Dés l’instant, il a purgé son âme
prisonnière pour la nourrir de liberté. L’amertume l’a quitté,
en ce merveilleux soir de pleine lune, avec pour témoin
le chant des oiseaux qui perdent leur cri aussi déchirant
que le sien, prévenant la nuit et la brise.
Le bateau cadence, le murmure des eaux qui assiste
en doux complice à la complainte de cet homme qui pense
tout bas, parce qu’il se sait seul , et sur ses lèvres
l’écho intime reste près de lui. Il se livre volontiers
aux profondeurs de tout ce qui l’entoure et à l’univers entier
tout déshabillé.
L’immensité lui abandonne le spectacle qu’il reçoit
en joies de pleurs, jours et nuits, toujours aussi
exceptionnel, à tout instant différent, sans fard,
et sans que l’homme ait à lui plaire.
Le sentiment inné est sorti à l’état brut, d’un roc habité de
Porcelaine et non de pierre. Ce sentiment est si pur,
si fragile, qu’il ne dévoile rien aux yeux de l’humanité;
étant tissé dans la sensibilité.
Si vous aviez le bonheur de suivre le profond regard
qu’il vous accorde, vous vous sentiriez de même,
sensibilisé et ne pourriez que constater , combien
il est veillant et loin à la fois. Il est là , bien présent,
mais s’éloigne sans crier gare; il faut le ramener à soi
doucement. Il est en réflexions avec les nuées, parcourant
les distances se trouvant loin déjà, seul devant l’immensité.
Ce tout, sans attaches, libère; il guide seul sa vie
sans pour autant oublier ceux qu’il aime, assoiffé
seulement de liberté, d’espace, avec ce primordial
besoin émotionnel de se retrouver seul avec lui-même..
écrit en 2014