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LE MANTEAU DE L'HIVER TOUT DOUCEMENT S'ETALE

LLUMIERELIVE

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LE MANTEAU DE L’HIVER TOUT DOUCEMENT S’ETALE
hors concours





Le manteau de l’hiver tout doucement s’étale

Enveloppant l’ivraie de somnolence fœtale…



Mes années basculent sans espoir de renaissance

Anéantissant toute estampe de Jouvence

Nantie d’une chair périssable et éphémère

Tanguant envers mon premier et ultime hiver

Exalte-moi de sources en rives intemporelles

Au gré contemplatif d’échéance cruelle

Unissant angoisse au néant immatériel…



Depuis la nuit des temps s’égrainent les moissons

En la perdurance du rythme des saisons



L’ivresse de la nature protège l’horizon…



Hantée par son éternelle immortalité

Issue de je ne sais quelque Divinité

Vers les voies de la compréhension je m’adresse

Emblématisant les ferveurs de ma détresse

Révoquant mes croyances parées de faiblesses…



Tandis que les terres s’assoupissent et revivront

Où l’image de mon corps n’est à l’unisson

Usurpée, blessée, spoliée en la déchéance

Tortures abyssales ne seraient que délivrance ?



Douceurs de brumes nivéeennes emplies de candeurs

Ombrageant mes peines, tarissant peines et pleurs,

Utopies mythiques d’un idéal poétique

Couvrant cimes et vallées de silence chimérique

En la certitude de lendemains éternels

Manégés aux miroitements d’aquarelles,

Engourdies par les frimas, les gels et froideurs

Nos glèbes alanguies retrouveront leurs verdeurs,

Tempo des ans pour elles ne compte de rigueur…



Solstices et équinoxes se succéderont



Essaimant en ritournelles sans nulle oraison

Témoigneront de l’indestructible infini

Alors que j’oscille sur les pentes de ma vie

Linceul et marbre recouvriront mon âme,

Endeuillée, la nature sait rallumer sa flamme…




Je garde le souvenir de mes 12 ou 13 ans, j’avais composé une chanson gratouillant ma guitare et me glorifiais de stipuler « musique de moi, paroles de moi, interprétation de moi »
Je vous ferai grâce du début, vous n’en connaitrez que le refrain :
« Mon printemps est loin
Mon été s’enfuit
L’automne vient
J’ai raté ma vie »
Et là…je n’ai pas parlé de mon hiver…Il me semblait si loin !
 
superbe acrostiche enrobé d'un très riche vocabulaire évoquant le processus de la vie. j'ai vraiment adoré bravissimo bsx
 
Magnifiques cogitations avec la symbolique de la saison hivernale
qui est celle de l'humain, quand il y arrive déjà ! comme j'y suis depuis pas mal de temps, je frissonne avec tes ressentis qui ne
sont heureusement que les prémisses, ma chère Fille...aux "tortures abyssales" je préfère bien sûr : "les utopies mythiques d'un idéal poétique" l'idéal ne pouvant atteindre, seulement des buts peuvent nous en rapprocher...après un tel chef d'oeuvre, accrochez vous messieurs et dames candidats à ce concours lol
Mille bravos en toutes sincérityé
Bisous amicaux
 
Les chemins de la vie sont tortueux, les lendemains incertains, le corps qui vieillit pas toujours en phase avec l'esprit....tes mots de ton acrostiche sont magnifiques pour dessiner ton âme dans tous ses états. Oui, il faut faire sortir ses faiblesses, nous sommes humains et parfois (souvent...) fragiles...gros bisous du coeur ma Mumu.
 
Un écrit si profond, si réaliste et pourtant non dénué d'un immense espoir de renaissance, en accord avec la nature qui nous offre une infime partie de la vérité...splendeur que tes vers.....bisous...Lys
 
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