janu
Maître Poète
Pas la mer, mais plus qu’un étang
Où se reflète le gris du temps
Sur ses bords, j’erre mélancolique
Humant le parfum de l’angélique
Plus loin au milieu des roseaux
S’élève le chant des oiseaux
Appels d’une cane qui cancane
Passage d’un héron qui plane
‘Lui’ ? comment ne pas l’évoquer
En des lieux qu’il a tant aimés
« Éternité… sombres abîmes… »
Rendez-lui ses « extases sublimes… »
Le sentier s’élève et de là haut
Il n’y a plus qu’un miroir d’eau
Maintenant c’est moi qui plane
Avec un souvenir qui me tanne
Couleur du temps qui s’est terni
Mon cœur lui aussi s’est flétri
Et mes yeux tels que l’ancolie
Se brouillent dans la mélancolie…
Triste malgré le 'beau de l’air'
Dans le soleil et « les éthers… »
Je ne puis « d’une aile vigoureuse »
Survoler « l’existence brumeuse… »
Amie, saches que je pense à toi
L’âme bat cadence à mon pas
Mon rêve suit le beau nuage
Qui prend la forme de ton visage
Tu es si près, tu es si loin
Tu es réelle et virtuelle
Vers toi mes efforts seraient vains
La pensée seule est immortelle
O Nature : ici que du vrai
Tout incite à se résigner
Une longue vie qui rend sage
Au bout de « l’Océan des âges »
Jan 85
Où se reflète le gris du temps
Sur ses bords, j’erre mélancolique
Humant le parfum de l’angélique
Plus loin au milieu des roseaux
S’élève le chant des oiseaux
Appels d’une cane qui cancane
Passage d’un héron qui plane
‘Lui’ ? comment ne pas l’évoquer
En des lieux qu’il a tant aimés
« Éternité… sombres abîmes… »
Rendez-lui ses « extases sublimes… »
Le sentier s’élève et de là haut
Il n’y a plus qu’un miroir d’eau
Maintenant c’est moi qui plane
Avec un souvenir qui me tanne
Couleur du temps qui s’est terni
Mon cœur lui aussi s’est flétri
Et mes yeux tels que l’ancolie
Se brouillent dans la mélancolie…
Triste malgré le 'beau de l’air'
Dans le soleil et « les éthers… »
Je ne puis « d’une aile vigoureuse »
Survoler « l’existence brumeuse… »
Amie, saches que je pense à toi
L’âme bat cadence à mon pas
Mon rêve suit le beau nuage
Qui prend la forme de ton visage
Tu es si près, tu es si loin
Tu es réelle et virtuelle
Vers toi mes efforts seraient vains
La pensée seule est immortelle
O Nature : ici que du vrai
Tout incite à se résigner
Une longue vie qui rend sage
Au bout de « l’Océan des âges »
Jan 85