janu
Maître Poète
Pas la mer, mais plus qu’un étang
Où se reflète le gris du temps
Sur ses bords, j’erre mélancolique
Humant le parfum de l’angélique
Plus loin au milieu des roseaux
S’élève le chant des oiseaux
Appels d’une cane qui cancane
Passage d’un héron qui plane
‘Lui’ ! comment ne pas l’évoquer
En ces lieux qu’il a tant aimés
« Eternité… sombres abîmes… »
Rendez-lui ses « extases sublimes… »
Le sentier s’élève et de là haut
Il n’y a plus qu’un miroir d’eau
Maintenant c’est moi qui plane
Avec le souvenir qui me tanne
Couleur du temps qui s’est terni
Mon cœur lui aussi s’est flétri
Et mes yeux tels que l’ancolie
Se brouillent de ma mélancolie…
Triste malgré le beau de l’air
Dans le soleil et « les éthers… »
Je ne puis « d’une aile vigoureuse »
Survoler « l’existence brumeuse… »
Amie, saches que je pense à toi
L’âme bat cadence à mon pas
Mon rêve suit le petit nuage
Qui prend la forme de ton visage
Il est si près, il est si loin
Vers lui mes efforts seraient vains
Réalité non virtuelle
Ma tentative serait mortelle
O Nature, ici que du vrai
Tout incite à se résigner
Et plus que « l’Océan des âges »
Ma longue vie : celle qui rend sage…
Jan ( 2004 )
Où se reflète le gris du temps
Sur ses bords, j’erre mélancolique
Humant le parfum de l’angélique
Plus loin au milieu des roseaux
S’élève le chant des oiseaux
Appels d’une cane qui cancane
Passage d’un héron qui plane
‘Lui’ ! comment ne pas l’évoquer
En ces lieux qu’il a tant aimés
« Eternité… sombres abîmes… »
Rendez-lui ses « extases sublimes… »
Le sentier s’élève et de là haut
Il n’y a plus qu’un miroir d’eau
Maintenant c’est moi qui plane
Avec le souvenir qui me tanne
Couleur du temps qui s’est terni
Mon cœur lui aussi s’est flétri
Et mes yeux tels que l’ancolie
Se brouillent de ma mélancolie…
Triste malgré le beau de l’air
Dans le soleil et « les éthers… »
Je ne puis « d’une aile vigoureuse »
Survoler « l’existence brumeuse… »
Amie, saches que je pense à toi
L’âme bat cadence à mon pas
Mon rêve suit le petit nuage
Qui prend la forme de ton visage
Il est si près, il est si loin
Vers lui mes efforts seraient vains
Réalité non virtuelle
Ma tentative serait mortelle
O Nature, ici que du vrai
Tout incite à se résigner
Et plus que « l’Océan des âges »
Ma longue vie : celle qui rend sage…
Jan ( 2004 )