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Le jour de ma mort...

habhab

Nouveau poète
Elle n'était pas chez moi la bienvenue,
Mais à moi, elle est subitement apparue.
Laissant derrière moi parents et mari,
Elle m'a arraché de mon confortable lit.

Trop tard pour y échapper,
Mon heure avait sonnée.
Petit à petit, le froid envahit mon corps,
Puis de ma vie, j'ai vu défiler d'innombrables décors.

J'ai alors tenté de m'enfuir,
Or, impossible de me mettre à courir,
Mes jambes semblaient tellement lourdes,
On me parlait, mais je paraissais sourde.

Difficilement, mon âme s'est de moi séparée,
Pour laisser place à une chair sans vie, immobilisée.
Comme plongée dans un long coma,
J'entendais les gens pleurer autour de moi.

Impuissante, je ne pouvais qu'écouter,
En aucun cas, j'avais l'aptitude de bouger.
Prise de terreur et de forte angoisse,
J'espérais pouvoir remonter à la surface

De cette mer m'ayant subitement emportée,
Dans laquelle je m'étais profondément noyée.
« Ô chère amie ! », me dis-je,
« La vague de la mort est un passage oblige,

Quand bien même il t'en manque l'envie,
Malgré les tempêtes et les tourbillons de ta vie. »
Doucement, ils m'ont alors enveloppée
Dans ce linceul blanc, aux odeurs de musc acheté

Par ma mère, au marché, la veille,
Sous un brillant et resplendissant soleil,
Tandis que mon père s'adonnait aux mots croisés,
Sur sa chaise, légèrement allongé.

En l'espace d'un court instant,
S'est collé à moi ce drap moulant.
Un dernier brin de lumière se déposa sur mes yeux,
Puis tout le monde me fit ses derniers adieux.

Délicatement, ils m'ont ensuite déposée
Dans cette bière* sans eau ni électricité. (* syn. cercueil)
La seule chose que je pouvais apercevoir
Était l'obscurité et le noir.



Je ne cessais de crier mon désaccord
De devoir loger désormais parmi les morts,
Eux qui étaient désormais mes nouveaux voisins,
Mais qui jamais ne me salueraient le matin.

A quelques mètres, je percevais le bruit de la terre,
Creusée par mon oncle et mon frère,
Pour finalement la placer
Sur mon cercueil, dans ce trou, bien encastré.

Un dernier regard,
Une dernière prière,
Retour pour eux vers l'évidé corbillard,
Départ pour moi vers la demeure dernière.

© Habiba
 
c génial!je suis bouche bée!
trés bel réflexion!une chose que tu n'as pas vécu et que tu le décris de cette façon de plus profond de ton ame...c extraordinaire!vraiment c rare c trés rare ce que je lis!!
vraiment bravo bravo bravo!
 
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