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Le grenier

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion anemone
  • Date de début Date de début

anemone

Maître Poète
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Un escalier en bois, craquant sous les pas
Quelque peu, abruptes, vingt deux marches à monter
une corde, servant de rampe pour s'y agripper
Ascension grenier, le drapeau est planté

Une serrure rouillée, une clé sur la porte
Une patine de poussière recouvre le sol
Mesdames, les araignées ont élu domicile
De leurs plus belles toiles, les murs sont tapissés

Il fait chaud, c'est une journée d'été
La lucarne est petite, la vitre très sale
Un rai de lumière semble s'y hasarder
Attention à la tête, sinon bosse assurée

Caverne d'Ali baba, une mine de trésors
Une cuvette émaillée, un transistor
Des bombonnes, des corbeilles, des paniers
Tressés, les soirs d'hiver, devant la cheminée

Des cahiers d'écoliers
Années 1910, 1934
A l'écriture parfaite, de pleins et de déliés
Semblent témoigner d'un présent au passé

Dans des cadres surannés, des visages inconnus
Ayant fière allure, des hommes moustachus
Une meule à aiguiser, un poële en fonte
Un lit en noyer et même un pot de chambre

Un ours énuclée, prothèse, bouton doré
Poupée de porcelaine, à la tête fêlée
Hérissons, almanachs vermot, calendriers
Dinettes, bilboquet, dans des malles entassés

Accrochée à un clou, une robe en dentelle
Vient caresser la joue, semblant dire coucou
Laissant quelques trous, les stigmates du temps
La rende encore plus belle

Morceaux de vie, sourires, larmes, secrets
Bric à broc entassé, sans jamais être vraiment légué
Chers disparus, vous êtes nos racines
Dans nos coeurs, vous restez


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Un escalier en bois, craquant sous les pas
Quelque peu, abruptes, vingt deux marches à monter
une corde, servant de rampe pour s'y agripper
Ascension grenier, le drapeau est planté

Une serrure rouillée, une clé sur la porte
Une patine de poussière recouvre le sol
Mesdames, les araignées ont élu domicile
De leurs plus belles toiles, les murs sont tapissés

Il fait chaud, c'est une journée d'été
La lucarne est petite, la vitre très sale
Un rai de lumière semble s'y hasarder
Attention à la tête, sinon bosse assurée

Caverne d'Ali baba, une mine de trésors
Une cuvette émaillée, un transistor
Des bombonnes, des corbeilles, des paniers
Tressés, les soirs d'hiver, devant la cheminée

Des cahiers d'écoliers
Années 1910, 1934
A l'écriture parfaite, de pleins et de déliés
Semblent témoigner d'un présent au passé

Dans des cadres surannés, des visages inconnus
Ayant fière allure, des hommes moustachus
Une meule à aiguiser, un poële en fonte
Un lit en noyer et même un pot de chambre

Un ours énuclée, prothèse, bouton doré
Poupée de porcelaine, à la tête fêlée
Hérissons, almanachs vermot, calendriers
Dinettes, bilboquet, dans des malles entassés

Accrochée à un clou, une robe en dentelle
Vient caresser la joue, semblant dire coucou
Laissant quelques trous, les stigmates du temps
La rende encore plus belle

Morceaux de vie, sourires, larmes, secrets
Bric à broc entassé, sans jamais être vraiment légué
Chers disparus, vous êtes nos racines
Dans nos coeurs, vous restez


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bonjour un peu triste mais en tout cas bravo pour l'écrit de ce grenier
belle journée à vous
W.
 
Cheminer dans un grand grenier à la recherche d’objets du passé m’a toujours passionné un peu comme toi anémone.
Le grenier a une âme il chapeaute la maison.
Surtout ne le vide pas!.
Beau poème Atchoum!.
Amicalement
Momo
MLCCACTP
 
J'ai vraiment aimé ton poème et les souvenirs de ce grenier.
J'ai à peu près les mêmes : la poupée de porcelaine, les cahiers de pleins et de déliés.
Je me souviens aussi des souliers de mariages de ma grand mère taille 36, des lettres de mon grand pété à ma grand mère lorsqu'il était au front et surtout d'un grand landau aux immenses roues
Très bien écrit anémone
Merci de ce partage
Gaby
 
tous ces objets oubliés enfouis sous la poussière autant de trésors pour ceux qui savent les regarder,
ça me rappelle celui de ma grand mère qui n'en était pas vraiment un, car le vrai grenier était accessible que de l'extérieur grace à une très grande échelle, mais le galta comme l'appelait ma grand mère "le grenier en dauphinois" était une chambre en demi niveau jamais aménagée et qui servait de débarras au fond d'un couloir mal éclairé, caché derrière un grand rideau rouge, une vieille porte qui grinçait lugubrement
bien que je n'étais pas peureux m'impressionnait tout de même quand j'étais enfant, plus tard il est devenu ma chambre, et aujourd'hui avec les travaux que j'ai commencé dans la maison aménagement de combles (helas plus de grenier, mais entretient nécessaire) cette pièce est redevenue débarras ;)
 
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