guyhenri
Maître Poète
Traînant, l’âme perdue, Mon cœur est à la rue Où dérivant sans but J’y erre à demi-nue ! Anonyme dans la foule Comparable à la houle Ignorée par la masse Informe qui se déplace ! Plongé dans l’indigence J’endure ma souffrance Cherchant à m’accrocher A l’angle d’un rocher ; Pour freiner la dérive M’éloignant de la grève Où personne ne se pressent Au bruit de ma détresse ! Pas un regard de grâce S’affiche sur un visage ! Nul ne veut du message Annonçant mon naufrage. Dans l’âpre solitude Je cherche un brin d’espoir ; Rêve de sollicitude Pour m’extirper du noir ! Dans cette morne existence L’infortune à outrance ; Combien de gens s’enfoncent Face à l’indifférence. Dans l’abysse de la misère S’enfoncent les cris du solitaire ! On dira seulement à la une Qu’il a crevé dans l’infortune. Guy Note de l’auteur : Plus, notre dame de bon secours ! Au près des démunis accourent De fait aucune institution Ne les soustraient de l’affliction Dans le froid de l’indifférence Rien ne réchauffe leurs cœurs en souffrance !