cintada
Nouveau poète
Aux forçats de la tranchée de Glomel - pour le canal de Nantes à Brest -
Toute la journée
Il creuse une tranchée,
Le boulet aux pieds
Un fusil braqué...
Sa hotte sur le dos
Et les pieds dans l'eau,
Il charrie les cailloux
Le sable et la boue...
Des poux pleins la tête,
Et la gale aux mains,
Le jour à la diète,
Le soir soupe au pain...
Et pour roupiller
Couverture usée,
Pas même éclairés
Et tous entassés...
Après dix années
Ils l'ont libéré
Fini la tranchée
Fini les pieds gelés...
Le canal est creusé
Et l'eau peut couler.
Ouvrez les ventaux
Passez les bateaux...
Durant 9 ans, des prisonniers condamnés aux travaux publics sont réquisitionnés pour creuser la colline de Glomel. Ils travaillent dans des conditions déplorables et transportent la terre à dos d'homme.
De 1823 à 1832, le camp des bagnards accueille les soldats déserteurs de l'armée de Louis XVIII.
700 forçats creusèrent la colline sur une étendue de 4 km, une hauteur de 23 mètres et une largeur de 100 mètres.
De 1823 à 1832, le camp des bagnards accueille les soldats déserteurs de l'armée de Louis XVIII.
700 forçats creusèrent la colline sur une étendue de 4 km, une hauteur de 23 mètres et une largeur de 100 mètres.