OLIVIERW
Maître Poète
Le fleuve,
Ô grand fleuve ! L'artère du corps de la Terre
Sur un canot, dans le sillage sinueux
Je parcours tes eaux farouches et réfractaires
Aux accents tempétueux et impétueux.
Comment dompter l'animal fougueux d'onde bleue
Tu te cabres et tu rues quand l'homme désire
Dominer ton débit, sur tes côtés sableux
S'échouent quelquefois de beaux bateaux de loisir.
Je reste humble devant ta force aqueuse
Que suis-je pour toi, qu'un modeste mortel
Qui ose s'aventurer sur l'onde rockeuse
De tes remous vigoureux à l'âme immortelle !