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Le flacon.

Rêveurlunaire

Maître Poète
Le flacon.

J'ai longtemps hésité d'une ivresse de verre
Qu'un soleil enflammait pour flotter sur sa peau,
Comme son spectre lent qui battant l'atmosphère
Signe le musc léger de son simple drapeau,

Ma médaille séduit la lumière éphémère
De l'œil de l'icelui qui d'un tendre propos
Me confond éternel de tendres quiproquos
Avec celle qu'un jour, je découvris légère,

Un moment visité par sa main étrangère
Et je crus m'échapper de mon étroit chapeau
Retiré cependant que sur une étagère
Prenais de ses saisons la lyre et le pipeau,

Je flatte avec orgueil le souvenir du lierre
Qui mûrit doucement les arômes papaux
De ses cheveux frôlant l'abord du banc de pierre
Où je la caressais d'émaux épiscopaux,

Je porte avec amour d'une heure passagère
Sur son corps, exhumé, ce qu'aurait l'arbrisseau
À vous conter le soir de mon eau bocagère
Ce qu'enfant, elle vit sur mon souple ruisseau,

Mais beaucoup vous diront que seule l'horlogère
Saison m'éveillerait ô mon âme et c'est faux
Je suis le souvenir du vent dans la fougère
Qui parfument les champs bien avant que la faux,

Comme sa main le soir s'en vient souple et légère
Caresser doucement mon visage à propos
Du futur souvenir de l'odeur passagère
Qui demain aujourd'hui feront ces quiproquos,

Qui font et en défont le temps et la lumière
Dont moi, pauvre flacon exhume sur sa peau
Quand je suis dissipé, me pose messagère
Comme un souffleur, de vers messager, sur sa peau...

Daniel beau le poète rêveur
11 juin 2021
Inknotpad
Google Chrome
08:45
 
Le flacon.

J'ai longtemps hésité d'une ivresse de verre
Qu'un soleil enflammait pour flotter sur sa peau,
Comme son spectre lent qui battant l'atmosphère
Signe le musc léger de son simple drapeau,

Ma médaille séduit la lumière éphémère
De l'œil de l'icelui qui d'un tendre propos
Me confond éternel de tendres quiproquos
Avec celle qu'un jour, je découvris légère,

Un moment visité par sa main étrangère
Et je crus m'échapper de mon étroit chapeau
Retiré cependant que sur une étagère
Prenais de ses saisons la lyre et le pipeau,

Je flatte avec orgueil le souvenir du lierre
Qui mûrit doucement les arômes papaux
De ses cheveux frôlant l'abord du banc de pierre
Où je la caressais d'émaux épiscopaux,

Je porte avec amour d'une heure passagère
Sur son corps, exhumé, ce qu'aurait l'arbrisseau
À vous conter le soir de mon eau bocagère
Ce qu'enfant, elle vit sur mon souple ruisseau,

Mais beaucoup vous diront que seule l'horlogère
Saison m'éveillerait ô mon âme et c'est faux
Je suis le souvenir du vent dans la fougère
Qui parfument les champs bien avant que la faux,

Comme sa main le soir s'en vient souple et légère
Caresser doucement mon visage à propos
Du futur souvenir de l'odeur passagère
Qui demain aujourd'hui feront ces quiproquos,

Qui font et en défont le temps et la lumière
Dont moi, pauvre flacon exhume sur sa peau
Quand je suis dissipé, me pose messagère
Comme un souffleur, de vers messager, sur sa peau...

Daniel beau le poète rêveur
11 juin 2021
Inknotpad
Google Chrome
08:45
Vraiment très beau et amoureux
Merci Daniel pour ce partage
Amicalement
Gaby
 
Demain
L'esprit ne sera plus alimenté
de saveurs inconnues
grandissant nos mots
à la Grandeur d'une main inconnue!
De l'astre divin au parfum d'ingénu
s'effacera l'inné, s'installera
ordinaire les quiproquos!

Aujourd'hui
des, messagers d'un hier
s'échapperont les essences de lumières!

Une profondeur au creuset du puits!

Merci à toi Dan, Bises, Poly
 
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