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Le destin de Véronique.

Marginal07

Nouveau poète
Il y a des événements dans la vie qu’on oublie jamais et qui nous affligent pour le reste de nos jours.
J’ai fait la connaissance d’une jeune fille prénommée Véronique, mais il y a de cela plusieurs années.
Nous étions encore très jeunes, nous avions seize ans tous les deux et malgré notre jeune âge nous avons vécu elle et moi une histoire d’amour extraordinaire.
Ni le temps ni la mort n’effaceront son souvenir.
Jamais je n’oublierai l’intensité des sentiments qui nous unissait elle et moi.
Ce fut le coup de foudre dès notre première rencontre..
Je ne trouve pas les mots pour exprimer ce sentiment de plénitude qui existait entre nous.
Cette flamme amoureuse nous consumait et nous embrasait l’une dans l’autre.
Avec Véronique j’ai connu l’amour le vrai le véritable.
Cette passion entre nous était tellement intense que souvent nous communiquions par télépathie.
C’était magique, ça sortait de l’ordinaire car oui c’était notre première expérience amoureuse..
Malgré tous les fantasmes que j’avais imaginé avant de la connaître, je n’aurais jamais cru
que dans la réalité on pouvait aimer aussi fort.
Mais pourtant au coeur de notre idylle tendre et romanesque le drame s’est acharné sur notre amour.
Les parents de Véronique n’acceptaient pas qu’un jeune homme de la classe moyenne fréquente leur fille issue d’une famille très aisée.
Ils étaient très autoritaires et comme elle était mineure ils avaient tous les droits sur elle.
Bien sur elle a fuguée quelques fois mais les autorités s’en ont mêlé et Véronique fut envoyé dans une école privée très loin de notre village.
Il m’était interdit de la revoir ou même de lui écrire..
C’est ainsi que nous avons rompu..
C’est avec le coeur brisé que je me suis résigné à ne plus la revoir.
Malgré son absence je l’aimais tendrement si bien que je n’étais pas intéressé à séduire une autre jeune fille.
Deux années ont passé et je l’ai revue, mais dans un tout autre contexte..
Juste à en parler me rend profondément triste et amer.
Un matin en lisant le journal je suis tombé sur la rubrique nécrologique qu’habituellement je ne lisais jamais.
J’ai lu son nom sur la liste des personnes décédées.
Véronique Desjardins, fille unique de Robert et Lise Desjardins, décédée subitement à l’âge de dix-huit ans.
Bien sur en lisant l’avis de décès je me suis dit que ce n’était pas elle..
Il existe d’autres femmes nommées Véronique..
Mais je devais me rendre à l’évidence..
Le nom de famille correspondait ainsi que les deux prénoms de ses parents.
En bas de la page on donnait le nom et l’adresse du salon funéraire où elle était exposée.
Je m’y suis donc rendu quelques heures plus tard..
J’avais le coeur qui débattait, je souhaitais tant que ça ne soit pas elle.
À mon arrivée le salon venait tout juste d’ouvrir, j’étais seul..
Rendu à la salle funéraire j’ai enjambé quelques marches, le pas un peu chancelant
j’avais des sueurs froides...
Je me suis donc approché du cercueil..
Immédiatement je l’ai reconnu; elle semblait dormir..
Sa longue chevelure, son teint pâle elle n’avait pas changée.
Je ne pouvais croire qu’elle était morte et j’ai pleuré en lui donnant un baiser.
Je retrouvais enfin sa quiétude d’autrefois lorsque cette nuit là elle a dormi à mes côtés l’âme en paix, sachant bien qu’elle se réveillerait dans mes bras.
Son visage embaumé et maquillé lui donnait un air de sérénité.
Elle reposait paisiblement dans ce cercueil de bois tissé de satin blanc.
Cette robe blanche qu’elle portait lui donnait l’allure d’une jeune mariée.
En la regardant là sans vie mon esprit fut envahi par des idées noires.
J’aurais voulu mettre fin à mes jours pour la rejoindre là où elle était.
C’est alors que ses parents sont arrivés avec d’autres membres de sa famille.
Son père semblait surpris de me voir là...
Mais il n’a démontré aucun signe d’hostilité.
Bien au contraire, il s’est approché de moi les larmes aux yeux en me serrant dans ses bras.
Il m’a alors avoué que sa fille s’était suicidée par amour.
Immédiatement j’ai pensé que c’était à cause de moi..
Je ne savais comment réagir, mais lui m’a consolé en me disant que ce n’était pas de ma faute et qu’il en assumait tous le blâme..
Elle t’aimait plus que tout au monde m’a-t-il avoué..
En pleurant il m’a demandé pardon...
Je me sentais maladroit face à cette situation, mais je lui ai simplement dit qu’il ne pouvait pas prévoir.
Puis il m’a remis des photos de Véronique ainsi qu’une lettre qui m’était adressée.
Elle m’avouait son amour et sa grande tristesse depuis notre séparation.
Je n’ai plus revu ses parents depuis les funérailles.
Mais depuis ce jour je garde comme une relique la photo encadrée de son joli visage.
Elle est ma lumière, ma seule raison de vivre..
Depuis cet événement j’ai acquis la certitude que la mort n’est pas la fin de l’existence.
Ça fait vingt ans déjà que Véronique a trépassée.
Mais moi je ne la vois pas vieillir; elle restera mon âme soeur pour l’éternité.
Je l’aime plus que moi même et je sais que quand je mourrai elle m’attendra au bout du tunnel de lumière..
Et là dans ce nouveau monde je retrouverai ma jeunesse et notre histoire d’amour continuera sans contraintes...
Le destin corrigera ce destin fatidique qui ici bas m’a enlevé ma douce princesse.
marginal07(Nelson)
 
Nelson ...c'est triste à mourir , le premier Amour qui finit si mal ..pff! que la vie est brutale ,acharnée
.....je vais diner......reviendrai
..jocelyne
 
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