poupaite
Poète libéré
Elle pénètre dans le noir,
Le noir de son couloir.
Elle rampe
Et cherche sa lampe
Qu’elle ne trouve pas.
Elle s’en va
Dans sa chambre noir,
Et gémit,
Et monte dans son lit,
Et tient son ventre.
Elle voit la mort apparaître.
Elle gémit et frémit,
Elle frémit et gémit,
Puis devient calme,
Plus calme, bien calme.
Son âme se lève
Et s’en va sans trêve ;
Elle s’en va,
Elle se lève et s’en va.
Elle grimpe une voile
Et descend son étoile
Et l’étoile s’en va,
Glissant sur la plaine,
Perdant sa forme pleine
Et descend dans la mer,
Dans le fond amer.
Et l’âme continue,
Glissant sur l’étendue,
Et vole plus haut,
Plus haut, très haut,
Et monte sur une branche
De la lune blanche,
Puis se perd,
Dans le clair impair
Où on ne la voit plus.
Le noir de son couloir.
Elle rampe
Et cherche sa lampe
Qu’elle ne trouve pas.
Elle s’en va
Dans sa chambre noir,
Et gémit,
Et monte dans son lit,
Et tient son ventre.
Elle voit la mort apparaître.
Elle gémit et frémit,
Elle frémit et gémit,
Puis devient calme,
Plus calme, bien calme.
Son âme se lève
Et s’en va sans trêve ;
Elle s’en va,
Elle se lève et s’en va.
Elle grimpe une voile
Et descend son étoile
Et l’étoile s’en va,
Glissant sur la plaine,
Perdant sa forme pleine
Et descend dans la mer,
Dans le fond amer.
Et l’âme continue,
Glissant sur l’étendue,
Et vole plus haut,
Plus haut, très haut,
Et monte sur une branche
De la lune blanche,
Puis se perd,
Dans le clair impair
Où on ne la voit plus.