OLIVIERW
Maître Poète
Le démon,
Vas-tu t’arracher de l’âme, maudit démon
Mon esprit est fureur quand tu te manifestes
Je perds la raison et je sens tes dardillons
Posséder mon corps en postures grotesques.
Tu as inoculé dans mon sang, ton noir venin
Il coule dans mes veines, tel un feu ardent
Qui étend avec douleur son mortel tannin
J’ai tout en moi, un silence de cris stridents.
Tu gouvernes ma vie, je ne peux pas lutter
Tu commandes mes actes, simples mouvements
Un jouet maléfique, aux deux mains amputées
Je ne peux rien contre toi, physiquement.
Tu m’ordonnes de mentir et de blasphémer
De renier ce que je suis, j’étais humain
Maintenant ta poupée, ton pantin enflammé
Par le mal et transformé en monstre inhumain.
Si au fond il me reste un peu d’humanité
Je trouverais la force de pouvoir occire
Ton souffle putride, tuer ta vacuité
Quitte à me donner la mort pour t’anéantir !