irishman
Nouveau poète
Étouffé sous des plaintes inaudibles,
toutes les nuits je gueule dans mes songes
des vérités atroces et à peine crédible,
qui pendant ma torture me paraissent mensonges
Les réponses sont elles dissimulées dans la nuit,
ne font-elles du bruit que quand je m’allonge
où est-ce moi qui les fuit,
qui quand le jour se lève… les épongent.
Voyager sans la peur sans la retenue,
toutes deux plus lourdes que dix bagages
est un luxe pour les fous, les âmes perdues,
seuls êtres insouciants aux naufrages
J’ai traîné la patte dans bien des bureaux, dans bien des cages
Qui m’ont rendu bargeot, inapte au courage
Décrépit dans un fauteuil à roulette,
je fixe ce qui a été mon existence jusqu'alors
un plan comptable une calculette,
une sacrée dose d’ennui, un mort
Demain je m’enfuis, je lâche les amarres, je vagabonde
Je sors de la ronde, je me barre…pour faire le tour du monde
Un train pour le changement,
que j’attend me rongeant les sangs sans patience
Se dirigera vers le début du périple, Brest et son aéroport
J’hûme pour une dernière fois ma terre, son air… son sol… méfiance
une seule larme pourrait faire couler, avec elle des remords
Enfin le grand serpent de ferraille,
entraînant avec lui son vacarme effroyable
s’arrête devant mon corps et me happe comme une proie
Il ne s’arrêtera, à part s'il déraille,
que dans une autre gare figée par le froid...
Point de départ d’une vie déraisonnable
toutes les nuits je gueule dans mes songes
des vérités atroces et à peine crédible,
qui pendant ma torture me paraissent mensonges
Les réponses sont elles dissimulées dans la nuit,
ne font-elles du bruit que quand je m’allonge
où est-ce moi qui les fuit,
qui quand le jour se lève… les épongent.
Voyager sans la peur sans la retenue,
toutes deux plus lourdes que dix bagages
est un luxe pour les fous, les âmes perdues,
seuls êtres insouciants aux naufrages
J’ai traîné la patte dans bien des bureaux, dans bien des cages
Qui m’ont rendu bargeot, inapte au courage
Décrépit dans un fauteuil à roulette,
je fixe ce qui a été mon existence jusqu'alors
un plan comptable une calculette,
une sacrée dose d’ennui, un mort
Demain je m’enfuis, je lâche les amarres, je vagabonde
Je sors de la ronde, je me barre…pour faire le tour du monde
Un train pour le changement,
que j’attend me rongeant les sangs sans patience
Se dirigera vers le début du périple, Brest et son aéroport
J’hûme pour une dernière fois ma terre, son air… son sol… méfiance
une seule larme pourrait faire couler, avec elle des remords
Enfin le grand serpent de ferraille,
entraînant avec lui son vacarme effroyable
s’arrête devant mon corps et me happe comme une proie
Il ne s’arrêtera, à part s'il déraille,
que dans une autre gare figée par le froid...
Point de départ d’une vie déraisonnable