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Le clochard

jeancirnal

Poète libéré


J’ai froid, étrange car on est midi au printemps.
Deux degrés à l’ombre, à l’ombre des passants m’esquivant.
Je me repose là, sans bouger, je prends mon temps.
Être minuscule, je mesure 2 m 10 pourtant …


Un couple d’amoureux passe, ils sont heureux tous deux.
L’homme vite l’enlace, la sert fort, tout en me heurtant.
Pas de pardon, pas de merci, s’éloignent soucieux.
Pas vu … droit dans les yeux je les fixais cependant.


Un chien s’amène et dévore mon veston rouge brique.
Son maître déboule, tire sur la laisse, m’esquive sans hic.
J’aurais dû tous les sermonner, de rage j’en bisque.
Bon, il est vrai je n’suis pas en forme olympique.


Mes parents m’ont nommé à la naissance Gaspard.
Personne ne le sait, personne n’est intéressé.
Même pas ma famille, il y a long, ils m’ont renié.
Je suis mort, tout l’monde s’en fout, je n’suis qu’un clochard.
 
eh oui le pauvre SDF peut crever

il ne bénéficie d'aucune considération!!!

Un poeme choc!

bonne Soirée

Agrégo
 
triste
 
Le mépris est dure a supporter,la misere du coeur est plus à plaindre que la precarité.
Fort en emotion votre ecrit
Bonjour et bisou
Nayla
 
dure réalité,
la société, le pouvoir économique, étatique, le monde actif, ce monde néglige, exploite déjà ses travailleurs "pauvre" comme du bétailles ,
alors les autres ceux qui vivent en marge qui par choix ou que le destin à conduit sur le pavé à leurs yeux n'existent même pas,
ils ne représente aucun danger aucune voie électorale, entre le travailleurs pauvre est le sdf il n'y a qu'un pas c'est peut être pour ça que c'est ceux qui sont tout en bas qui sont les plus à même de s'émouvoir mais de la générosité de la solidarité et de l'aide en ont ils eux toujours les moyens? on nous conduit à l'égoïsme et de l'autre on voudrai nous faire culpabiliser ou nous donner bonne conscience par quelque don à des association de bien faisance. perso je donne quand je peut au resto du coeur, aprés pour l'humain il est vrai que dans mon village des sdf on en croise pas vraiment, alors si j'habitais en ville ferai je comme tout le monde passerai je devant, nos yeux s'abituant à ce triste spectacle du quotidien?
 
Dernière édition:
aujourd'hui on peut "crever" sur le trottoir, tout le monde s'en fout. quelle misère humaine!...très beau poème..........amitiés
 
Rien à ajouter par rapport aux commentaires déjà fait .Avec ton clip c'est d'autant plus poignant....
 
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