LE CHŒUR DE MON CŒUR
Heurtée, cognée, cinglée, frappée
Par les battements de mon cœur
Qui m’assènent et me réveillent
Me fustigent et me flagellent,
En s’accordant à marteler
Chaque seconde de mes peurs
Ta folle cadence m’exaspère,
En ce métronome presto
Où les contractions rythmiques
Me percussionnent de panique,
De palpiter en adagio
Ou andante tu ne sais faire
Muscle creux et sanguinolent
Tu régules en vélocité
Tes volubiles oscillations
Précipitant mes horizons
Sur tempo vif et agaçant
De vibrations non mesurées
Sur la portée en clé de cœur
Se battent quadruples croches,
Nul pause ni demi soupir
Ne freinent quand je respire,
Ces pulsations unies en chœur
Me chantent et me raccrochent
Mais si un jour tu t’arrêtes
Pour modérer la partition
En spasme lent d’un larghetto,
De m’égarer de tout écho…
Que tu t’ordonnes de retraite,
De me déchoir en perdition…
Mon cœur
Résonne et raisonne plus fort
Mon cœur
Raisonne et résonne encore
Heurtée, cognée, cinglée, frappée
Par les battements de mon cœur
Qui m’assènent et me réveillent
Me fustigent et me flagellent,
En s’accordant à marteler
Chaque seconde de mes peurs
Ta folle cadence m’exaspère,
En ce métronome presto
Où les contractions rythmiques
Me percussionnent de panique,
De palpiter en adagio
Ou andante tu ne sais faire
Muscle creux et sanguinolent
Tu régules en vélocité
Tes volubiles oscillations
Précipitant mes horizons
Sur tempo vif et agaçant
De vibrations non mesurées
Sur la portée en clé de cœur
Se battent quadruples croches,
Nul pause ni demi soupir
Ne freinent quand je respire,
Ces pulsations unies en chœur
Me chantent et me raccrochent
Mais si un jour tu t’arrêtes
Pour modérer la partition
En spasme lent d’un larghetto,
De m’égarer de tout écho…
Que tu t’ordonnes de retraite,
De me déchoir en perdition…
Mon cœur
Résonne et raisonne plus fort
Mon cœur
Raisonne et résonne encore