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LE CERISIER

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Lelec
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Lelec

Nouveau poète
D'un pas plus que tranquille, Je sent crier ces milliers de graviers, M'échappant enfin du centre ville, Je m'engouffre dans un sentier, Enfin se profile un autre horizon, Dénudé de toute folie humaine, Repoussant au loin tout ce qui est béton, Et n'acceptant que les pensées qui trainent, Laissant vagabonder mon regard, Me laissant guider par les rayons, De ce soleil brillant tel un phare, Je stop net devant ce bel apollon, Emerveillé par sa plantureuse chevelure, Laissant apparaître quelques épis, Je m'exalte devant ce dont de nature, Puis j'ose me rapprocher de lui, Paré de son plus beau manteau, Il ne semble pas trembler pas à ma venue, Ouvrant ses bras comme pour un cadeau, Je m'offre à lui telle une plume perdue, Carressant son épaisse écorce martelée, Scrutant ses bras ballayés par le vent, Je me laisse entièrement pénétrer, Par son doux parfum plus qu'enivrant, Il me touche de ses pétalles tombantes, Il me frôle de ses extrémités un peu folles, Il me fait découvrir les mystères de son entre, Laissant vagabonder ses milles et unes folioles, Nappé de ce surprenant et éclatant ton rose, Déversant son essence printanière et sucrée, Comme une invitation à refaire une pose, Lorsque le fruit de son travail sera à maturité, Je viendrai te remercier un peu plus tard, Et ne manquerai sûrement pas d'y gouter, A ta nouvelle cuvée de ce délicieux nectar, Que tu nous offre chaque année, Ôh plantureux cerisier! © Ti Poyon (Lelec)
 
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