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Le Bac de la Martine (miroir au poète disparu)

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion luron1er
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luron1er

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Le Bac de la Martine (miroir au poète disparu)

Ainsi, toujours pulsés vers de nouveaux voyages,
Dans l’ennui éternel déportés sans détour,
Devrons-nous nager toujours sur l'océan, les plages
Jeter l'encre en ce jour ?

Ô bac ! L’année sans veine t’as fini derrière,
C’est près des sots chéris qu'elle s’est fait avoir,
Mégarde ! Elle tient seule à avoir cette pierre
Où je la vis s'asseoir !

Elle rugissait ainsi avec ces proches, profondes,
Ainsi ils lui bruitaient sur leurs bancs préférés,
Ainsi souvent jetaient l'enclume en sa ronde
Sur ses pieds mordorés.

Un soir, t'en souviens-tu ? Nous blaguions en cadence ;
On entendait au loin, la ronde de tous les vieux,
Que le bruit des clameurs renforçait en séquence
D’un flou harmonieux.

Et d’un coup, des accents bien connus à n’pas taire
Du village charmé frappèrent ses échos ;
Le flou fut abusif, et sa foi qui m'est chère
Laissa tomber ses maux :

" Ô temps ! Repends ton vol, et vous, heurts supplices !
Suspendez tous ses cours :
Laissez-la réviser aux stupides auspices
Les plus beaux en détour !

" Assez de malheureux ici-bas vous déplorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs cours, les besoins, les décors ;
Oubliez les heureux.

" Mais elle demande en vain quelques instants encore,
Le moment s'échappe et fuit ;

Elle dit à l’ennui : soit clément dès l'aurore
De dissiper mes nuits.

" Animons, animons donc ! De fleurs affectives,
Bâtons mous, réjouissons !
L'homme n'a point de tort, l’instant n’est point archive ;
Découle, nous repasserons ! "

Elle pourrait continuer, à en prendre aussi l’ivresse,

Où l’humour à longs flots renverse ses malheurs,
Qui volent ses soins et sa belle allégresse
De ses tours de bonheur.

Eh quoi ! N'en pourrons-nous fixer au moins en classe ?
Quoi ! Pressée comme jamais ! Quoi ! L’entier éperdu !
Ce temps qui la condamna, ce temps qui la glace,
On ne la prendra plus !

Hé ! Fermeté au séant dépassé, tremble et abîme,
Que faites-vous des cours que vous engloutissez ?
Partez et rendrez-nous belles phrases sublimes
Pour que vous nous ravissiez.

Ô bac ! Côcher muet, trotte, fore et murmure !
Vous, que le temps épargne mais qui n’peut revenir,
Regardez son ennui, regardez sa belle stature,
Au moins son souvenir !

Qu'il soit pour son repos, où qu'il soit pour ses stages,
Sot bac, avec son aspect et ses criants bourreaux,
Qui dans des noirs dessins, qui dans ses socs ravage
Se fendent sur les beaux.

Qu'elle soit dans le désir qui frémit et qui passe,
Quand les fruits de tous bords par ses bords affrétés,
Dans l'acte au front d'urgent s’alanguit en surface
Par les colles écartées.
Que souvent elle gémit, d’un vers haut, elle soupire,
Que les refrains légers sont son air de paumée,
Que plus rien ne détend, l'on voit, rien ne l’inspire,
Tous disent : Ils l’ont anémié !
 
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Le prénom Martine me donne la gerbe même si elles ne sont pas toutes à mettre dans le même sac !!!!!!!!!!! bravo Luron tu excelles dans ce genre d'exercice amicalement Kinkin
 
Le prénom Martine me donne la gerbe même si elles ne sont pas toutes à mettre dans le même sac !!!!!!!!!!! bravo Luron tu excelles dans ce genre d'exercice amicalement Kinkin
Et oui, c'est Martine à l'école....
 
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