rivière
Maître Poète
Leçon de botanique
Un jour, dans une école,
le maître lança
à ses élèves
de cours élémentaire première année :
- vous allez aborder aujourd’hui
quelques rudiments de botanique
qui
est la science des fleurs.
Je vous ai amené
ce grand dessin
afin que
vous compreniez ces notions.
L’enseignant le fixa au tableau, et dit :
- je vais vous montrer
les différentes parties des fleurs avec ma règle.
Vous distinguez la tige, que voici,
- puis de l’extérieur vers l’intérieur,
le calice, la corolle, l’androcée,
et
enfin le gynécée.
L’instituteur se tourna vers ses écoliers,
et émit d’une voix solennelle :
- c’est bien, vous avez été attentifs,
avez-vous des questions ?
Le silence, d’ordinaire coutumier,
fut coupé par une petite fille :
- oui, monsieur,
je ne comprends pas pourquoi
- une partie importante
du vocabulaire de la botanique
comme le mot pétale est masculin,
ainsi que vous l’avez souligné,
- alors que les beautés
de la campagne et la Nature
que vous nous encouragez à contempler,
et sans lesquelles rien n’existerait,
- sont à l’évidence féminines,
à
l’instar de la
lumière et de la douceur ! ».
Le pédagogue, décontenancé, réfléchit,
promit de lui donner bientôt une réponse,
et ajouta, dédaigneux,
- blessé par la justesse de cet argument :
- si je ne trouve pas,
je mangerai mon diplôme !
Il parcourut des centaines de dictionnaires,
dans les bibliothèques de sa ville, de sa province, à Paris,
en Europe,
en Asie,
en Amérique,
En vain.
A son retour, mort de honte,
il mâcha, mort de honte,
devant sa classe,
son parchemin,
se jurant de féminiser
coûte que coûte
tous
les mots de la Création.
L’instituteur avait compris
que
la Femme est l’Impératrice de l’Univers
par sa beauté, sa bonté, et sa Grâce.
Sophie
Un jour, dans une école,
le maître lança
à ses élèves
de cours élémentaire première année :
- vous allez aborder aujourd’hui
quelques rudiments de botanique
qui
est la science des fleurs.
Je vous ai amené
ce grand dessin
afin que
vous compreniez ces notions.
L’enseignant le fixa au tableau, et dit :
- je vais vous montrer
les différentes parties des fleurs avec ma règle.
Vous distinguez la tige, que voici,
- puis de l’extérieur vers l’intérieur,
le calice, la corolle, l’androcée,
et
enfin le gynécée.
L’instituteur se tourna vers ses écoliers,
et émit d’une voix solennelle :
- c’est bien, vous avez été attentifs,
avez-vous des questions ?
Le silence, d’ordinaire coutumier,
fut coupé par une petite fille :
- oui, monsieur,
je ne comprends pas pourquoi
- une partie importante
du vocabulaire de la botanique
comme le mot pétale est masculin,
ainsi que vous l’avez souligné,
- alors que les beautés
de la campagne et la Nature
que vous nous encouragez à contempler,
et sans lesquelles rien n’existerait,
- sont à l’évidence féminines,
à
l’instar de la
lumière et de la douceur ! ».
Le pédagogue, décontenancé, réfléchit,
promit de lui donner bientôt une réponse,
et ajouta, dédaigneux,
- blessé par la justesse de cet argument :
- si je ne trouve pas,
je mangerai mon diplôme !
Il parcourut des centaines de dictionnaires,
dans les bibliothèques de sa ville, de sa province, à Paris,
en Europe,
en Asie,
en Amérique,
En vain.
A son retour, mort de honte,
il mâcha, mort de honte,
devant sa classe,
son parchemin,
se jurant de féminiser
coûte que coûte
tous
les mots de la Création.
L’instituteur avait compris
que
la Femme est l’Impératrice de l’Univers
par sa beauté, sa bonté, et sa Grâce.
Sophie