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L'automne ne semblait plus finir.

Rêveurlunaire

Maître Poète
Ses maîtres avaient pris en charge les frais d'obsèques de sa mère. Il en avait été décidé ainsi qu'il resterait à l'exploitation comme homme à tout faire. La petite maison dans les vignes lui avait été donné officieusement car en fait elle était toujours là propriété de son patron. Tous les mois il payait sa contribution en travail sur le vignoble. Il recevait un maigre salaire, mais en contre partie ses repas lui étaient délivrés par la bonne de l'exploitation directement chez lui. Il ne s'en plaignait pas et la nourriture était abondande. Il avait récupéré un chat et cela lui permettait même de le nourrir. Il avait prit l'animal en secret car son maître n'aimait pas ni les chiens ni les chats. Les anges sonnaient déjà septembre et en ces temps de repos forcé, il taillait la vigne pour en récupérer les sarments. Dans sa modeste habitation, il ne s'ennuyait pas trop. Son chat et ses livres lui tenaient compagnie. Il lui était difficile de pouvoir s'en acheter faute de moyens et depuis le début de la guerre la librairie de Saint Pierre avait fermée ses portes. Il était entendu que la lecture était pour les oisifs et qu'elle ne servait pas manger à l'homme. Simplement l'Allemagne comme tout état totalitaire à cette époque savait bien que le seul moyen de s'enrichir et de s'ouvrir à l'histoire était la lecture. Donc cela était devenu dangereux de laisser des hommes s'en nourrir intellectuellement. Les journaux étaient contrôlés par la patrie et diffusaient tout comme aujourd'hui ce que l'on veut faire croire aux hommes en les maintenant à un niveau infantile. Finalement de ce conflit chacun n'en savait en fonction des régions et des zones que ce que l'on voulait qu'ils croient. Ainsi étant la moitié de la population pensait que l'ennemi n'était pas celui qui les avait annexé mais une minorité qui leur volait ce que de droit. La propagande avait fonctionné à merveille. Conjointement les restrictions ayant provoquées une épidémie de lèpre de l'estomac. Ce mal viscérale que l'on nomme la famine. Il était monnaie courante de dénoncer les faits et gestes d'individus suspect simplement pour un malheureux ticket de rationnement.,
 
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