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L'aurore

Eléâzar

Maître Poète
Tout ébloui par la lumière
D’un ciel bleu trop ensoleillé,
Le paysage ensommeillé
Regagne sa gentilhommière

Et, titan abattu, s’endort
Dans le grand lit du crépuscule
Où ridicule et minuscule
Il est chahuté par la mort.

Le matin s’éveille et sa main
Très blême soulève et enlève
Le drap sombre pour que se lève
Le géant que la nuit fit nain

Qui, soudain, se dresse et parcourt
Vallées, flancs, sommets des montagnes,
Bois, labours, clairières, campagnes,
Surplombant fermes, basses-cours

Et, accroupie sous sa stature,
Sa fille-artiste Aurore a l’art
De décorer d’or et de fard
Le manteau vert de la Nature.
 
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