Eléâzar
Maître Poète
Tous ces souffles de vent qui font voler l’argent
Qu’essaient de capturer toutes sortes de gens,
Pourront-ils retomber et s’enfouir en terre
Une fois libéré le mal héréditaire ?
Les malades atteints se lèvent de bonne heure,
Le gros sac dans le dos et quittent leur demeure
Concentrés et tendus dans le but avoué
De le remplir d’or non aux gémonies voué.
Capitaux, intérêts, placements à court terme ;
Cette usine cotée, on apprend qu’elle ferme ;
Faudrait-il investir dans la pierre ou dans l’or ?
Qu’aurait fait, dans ce cas, Emmanuelle-amor ?
Les œuvres d’art, le vin, ils collectionnent tout,
Les fils d’oncle Picsou, des frères Rapetou !
Le luxe est une essence enfin qui nous parfume,
Quand on mange sans faim le plat cru ou qui fume…
Si le sac n’est pas plein, le chercheur est enclin
A boire le sang du soleil à son déclin ;
La bourse s’affole mais que fait le pétrole ?
La banque mondiale a perdu le contrôle…
Moi, j’ai vu de l’argent filant dans des cheveux,
Dans l’étoile filante invitant à un vœu,
Dans la rosée perlée, brodée de rutilance,
Dans la rare parole avant l’or du silence,
Sur un crin de jument laissé au barbelé,
Sous un pis de bovin rosé et blanc de lait ;
Je l’ai vu dans les yeux abreuvés de lumière
Du fermier fixé sur les seins de sa fermière.
J’aimerais expliquer aux fils de mes enfants
Que la biche est heureuse en allaitant ses faons ;
Qu’on trouve un bénéfice à contempler des friches,
Et qu’aussi vont aux cieux, mon dieu, les pauvres riches.
NB Emmanuelle : sœur Emmanuelle
Qu’essaient de capturer toutes sortes de gens,
Pourront-ils retomber et s’enfouir en terre
Une fois libéré le mal héréditaire ?
Les malades atteints se lèvent de bonne heure,
Le gros sac dans le dos et quittent leur demeure
Concentrés et tendus dans le but avoué
De le remplir d’or non aux gémonies voué.
Capitaux, intérêts, placements à court terme ;
Cette usine cotée, on apprend qu’elle ferme ;
Faudrait-il investir dans la pierre ou dans l’or ?
Qu’aurait fait, dans ce cas, Emmanuelle-amor ?
Les œuvres d’art, le vin, ils collectionnent tout,
Les fils d’oncle Picsou, des frères Rapetou !
Le luxe est une essence enfin qui nous parfume,
Quand on mange sans faim le plat cru ou qui fume…
Si le sac n’est pas plein, le chercheur est enclin
A boire le sang du soleil à son déclin ;
La bourse s’affole mais que fait le pétrole ?
La banque mondiale a perdu le contrôle…
Moi, j’ai vu de l’argent filant dans des cheveux,
Dans l’étoile filante invitant à un vœu,
Dans la rosée perlée, brodée de rutilance,
Dans la rare parole avant l’or du silence,
Sur un crin de jument laissé au barbelé,
Sous un pis de bovin rosé et blanc de lait ;
Je l’ai vu dans les yeux abreuvés de lumière
Du fermier fixé sur les seins de sa fermière.
J’aimerais expliquer aux fils de mes enfants
Que la biche est heureuse en allaitant ses faons ;
Qu’on trouve un bénéfice à contempler des friches,
Et qu’aussi vont aux cieux, mon dieu, les pauvres riches.
NB Emmanuelle : sœur Emmanuelle