Il y a très très longtemps et bien plus encore,
Une araignée se morfondait comme un rat mort ;
A force de grimper de la Terre à la Lune,
D’aller avec sa sœur du côté de Saturne,
De n’avoir pas croisé sur la planète rouge
Ni âme qui vive ni bestiole qui bouge,
Le découragement lui ôta toute envie,
Affalée sur son fil, elle paraissait sans vie.
Un moucheron de sa connaissance lui dit :
« Pourquoi ne pas monter plus haut vers l’infini,
Tu verrais l’univers et tous ses habitants
Du méchant monstre vert au beau prince charmant. »
Ce conseil généreux venant d’un moucheron
Piqua son courage et sa détermination :
C’est décidé, elle braverait l’atmosphère
En allant sac au dos, les huit pattes en l’air.
Il faut dire qu’à sa naissance, le bon Dieu
L’avait doté de huit pattes et quatre pair’d’yeux :
Comment s’étonner après que c’est l’araignée
Qui dans l’espace fit la première cordée.
Un beau matin, à l’heure où pointe la rosée,
Elle s’éleva, ses pattes se mirent à tisser
Et bientôt dans le ciel, tout en haut de son fil,
On la perdit de vue, de la tête au nombril ;
On fit appel au lynx pour avoir des nouvelles
La puce sauteuse s’élança vers le ciel,
Rien n’y fit, ni l’aigle et encore moins la girafe
Dont la curiosité retomba en carafe.
Un soir, alors que chacun partait se coucher
Sous l’éclairage uniqu’ d’une lune voilée,
Les terriens eurent la surprise émerveillée
D’apercevoir des yeux clignoter par milliers.
Le miracle, depuis, se produit chaque soir,
Malgré les nuages, qui parfois font rempart :
Des enfants aux plus vieux, tout le monde applaudit
Ce mystère brillant qui fait vivre la nuit ;
En fait, il paraît qu’aux environs de Vénus,
La petite araignée, au détour d’un nimbus,
S’était amourachée d’un beau mâle poilu
Dont les huit yeux disaient : « je t’aime, me veux tu ? »
Ils avaient tant tissés leurs fils dans l’au delà,
Tant fait d’enfants disséminés par ci par là,
Que des milliers d’yeux clignotèrent sur la toile
Qu’aujourd’hui les terriens appellent les étoiles.
Qu’aujourd’hui les terriens appellent les étoiles.
orbi
Une araignée se morfondait comme un rat mort ;
A force de grimper de la Terre à la Lune,
D’aller avec sa sœur du côté de Saturne,
De n’avoir pas croisé sur la planète rouge
Ni âme qui vive ni bestiole qui bouge,
Le découragement lui ôta toute envie,
Affalée sur son fil, elle paraissait sans vie.
Un moucheron de sa connaissance lui dit :
« Pourquoi ne pas monter plus haut vers l’infini,
Tu verrais l’univers et tous ses habitants
Du méchant monstre vert au beau prince charmant. »
Ce conseil généreux venant d’un moucheron
Piqua son courage et sa détermination :
C’est décidé, elle braverait l’atmosphère
En allant sac au dos, les huit pattes en l’air.
Il faut dire qu’à sa naissance, le bon Dieu
L’avait doté de huit pattes et quatre pair’d’yeux :
Comment s’étonner après que c’est l’araignée
Qui dans l’espace fit la première cordée.
Un beau matin, à l’heure où pointe la rosée,
Elle s’éleva, ses pattes se mirent à tisser
Et bientôt dans le ciel, tout en haut de son fil,
On la perdit de vue, de la tête au nombril ;
On fit appel au lynx pour avoir des nouvelles
La puce sauteuse s’élança vers le ciel,
Rien n’y fit, ni l’aigle et encore moins la girafe
Dont la curiosité retomba en carafe.
Un soir, alors que chacun partait se coucher
Sous l’éclairage uniqu’ d’une lune voilée,
Les terriens eurent la surprise émerveillée
D’apercevoir des yeux clignoter par milliers.
Le miracle, depuis, se produit chaque soir,
Malgré les nuages, qui parfois font rempart :
Des enfants aux plus vieux, tout le monde applaudit
Ce mystère brillant qui fait vivre la nuit ;
En fait, il paraît qu’aux environs de Vénus,
La petite araignée, au détour d’un nimbus,
S’était amourachée d’un beau mâle poilu
Dont les huit yeux disaient : « je t’aime, me veux tu ? »
Ils avaient tant tissés leurs fils dans l’au delà,
Tant fait d’enfants disséminés par ci par là,
Que des milliers d’yeux clignotèrent sur la toile
Qu’aujourd’hui les terriens appellent les étoiles.
Qu’aujourd’hui les terriens appellent les étoiles.
orbi